BORDEAUX : Une unité de méthanisation pionnière au cœur du…
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BORDEAUX : Une unité de méthanisation pionnière au cœur du Grand Port Maritime
Une unité de méthanisation à proximité d’un port, et à dix kilomètres d’une métropole, c’est une première en France !
En partenariat avec le Grand Port Maritime de Bordeaux, cette infrastructure, portée par le producteur d’énergies renouvelables CVE avec le soutien de l’ADEME, a été mise en service en janvier 2026. Elle répond à un double défi : valoriser les déchets organiques de la métropole bordelaise et accélérer la transition énergétique d’un port en pleine mutation.
Structurer une filière locale de valorisation des biodéchets
L’origine du projet remonte à 2019, lorsque le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) lance un appel à manifestation d’intérêt dans le cadre de son programme Port à Énergie et à Économie Positives (PEEPOS). L’objectif ? Structurer une filière locale de valorisation des matières organiques. L’entreprise CVE est alors retenue pour concevoir cette unité, qui a obtenu son permis de construire en 2022.
Après trois ans de travaux et une année de retard en raison de la mise en conformité des terrains situés en zone inondable, en bord de Garonne, l’infrastructure est mise en service en janvier 2026. Représentant un investissement total de 23,8 millions d’euros, elle est implantée au nord de Bordeaux, à proximité des grands axes routiers. Elle s’étend sur un site de 2,8 hectares appartenant au port, à la jonction des communes de Bassens et d’Ambarès-et-Lagrave, toutes deux partenaires du projet.
Du gaz 100 % vert injecté dans le réseau local
Le fonctionnement de l’unité repose sur un principe simple : les matières organiques, collectées dans un rayon moyen de 20 à 25 km, sont acheminées en continu vers le site. Elles y sont déchargées et stockées dans un bâtiment fermé équipé d’un système de traitement d’air. Dans les digesteurs, sous l’action de micro-organismes, ces déchets se transforment en biogaz, puis en biométhane après épuration. Ce gaz vert, aux propriétés identiques à celles du gaz naturel, est ensuite injecté dans le réseau local. « Le digestat, résidu solide du processus, est de son côté valorisé comme fertilisant naturel et récupéré par une cinquantaine d’agriculteurs locaux avec lesquels une convention a été signée » explique Laurent Larpin, responsable du développement à CVE Biogaz pour la région sud-ouest, avant de souligner : « Cette unité est avant tout un projet de territoire ».
SOURCE : ADEME INFOS.

