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TOULON : Sécurité – Le préfet ordonne la fermeture administrative d’un club d’arts martiaux

Le préfet du Var a ordonné la fermeture du club Yoseikan Academy à Toulon pour de graves manquements aux règles de sécurité incendie et d’assurance.

Le couperet est tombé pour le club d’arts martiaux situé au 16 rue Colbert. Le préfet du Var a pris une mesure de fermeture administrative à l’encontre du « Yoseikan Academy » à la suite d’un contrôle rigoureux mené par les services de l’État. C’est le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) qui a mis en lumière une série de défaillances jugées incompatibles avec l’accueil du public et la sécurité des usagers.

Une accumulation de risques incendie

Le rapport établi par les agents du SDJES est sans appel concernant la sécurité incendie, un aspect crucial pour tout Établissement Recevant du Public (ERP). Plusieurs infractions majeures ont été constatées lors de l’inspection des locaux. La configuration des lieux présente un danger structurel identifié : la cage d’escalier unique n’est pas cloisonnée, ce qui ne permet pas de garantir une évacuation sécurisée ou de freiner la propagation des fumées en cas de départ de feu.

La liste des manquements techniques s’allonge avec l’absence d’alarme générale dans l’établissement. Les inspecteurs ont également relevé qu’aucune vérification technique réglementaire n’avait été effectuée sur les installations sensibles, notamment le réseau électrique et l’ascenseur. De plus, aucune information relative à la sécurité globale de l’établissement n’était disponible, laissant les pratiquants et le personnel sans consignes claires en cas d’incident.

Défaut d’assurance et absence de matériel médical

Au-delà des infrastructures, la gestion administrative et sanitaire du club a également été épinglée par les services de l’État. Lors du contrôle, les responsables de la structure n’ont pas été en mesure de présenter une attestation d’assurance en responsabilité civile, document pourtant obligatoire pour couvrir l’activité, la structure et ses adhérents.

L’équipement de premiers secours fait lui aussi cruellement défaut. Les agents ont constaté l’absence totale de matériel médical d’urgence : ni défibrillateur, ni trousse de secours n’étaient présents dans les locaux. Dans une structure dédiée à la pratique sportive, et spécifiquement aux arts martiaux où les risques de blessures ou de malaises physiques existent, ces carences compromettent directement la sécurité immédiate des sportifs.

Pas de réouverture sans mise aux normes

Face à la gravité et à la multiplicité des infractions relevées, la décision préfectorale a été immédiate. La fermeture administrative est effective et le restera pour une durée indéterminée, conditionnée à la réalisation de travaux et de régularisations administratives.

La préfecture du Var précise que la levée de cette sanction ne pourra intervenir qu’après une vérification stricte. « Une contre-visite sera effectuée par les agents de SDJES avant la réouverture complète de la salle de sport », indiquent les services de l’État. Le club devra donc impérativement corriger l’ensemble des points signalés — des travaux de sécurité incendie à l’acquisition de matériel de secours, en passant par la mise à jour des contrats d’assurance — pour espérer accueillir à nouveau ses licenciés sur les tatamis.