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PARIS : Stéphane FANTUZ : « Un bon contrat d’assuranc…

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PARIS : Stéphane FANTUZ : « Un bon contrat d’assurance indemnise sans mauvaise surprise »

Stéphane Fantuz, président de CNCEF Assurance, détaille les points de vigilance essentiels avant de signer une assurance auto ou habitation.

Dans la précipitation du quotidien, la souscription d’un contrat d’assurance se résume trop souvent à une formalité administrative expédiée à la hâte. Pourtant, comme le rappelle un vieil adage, le diable se cache souvent dans les détails. C’est le message porté aujourd’hui par CNCEF Assurance, l’association professionnelle agréée rassemblant courtiers et mandataires. Pour son président, Stéphane Fantuz, il est impératif de ne pas s’arrêter à la simple lecture du tarif, mais de décortiquer les clauses qui encadreront la protection future de l’assuré.

Vérifier l’étendue réelle des garanties

La première étape consiste à analyser le tableau des garanties. Si des termes génériques comme « vol », « bris de glace » ou « incendie » figurent sur tous les contrats, leur application réelle varie considérablement d’une compagnie à l’autre. Stéphane Fantuz invite les consommateurs à se poser des questions précises sur la nature de la couverture.

Concernant l’assurance automobile, la garantie vol est un exemple frappant. Elle couvre généralement les frais liés au vol ou à la tentative de vol du véhicule lui-même. Cependant, l’expert met en garde : l’indemnisation ne s’étend pas systématiquement aux objets personnels laissés à l’intérieur de l’habitacle, tels que les ordinateurs portables ou les téléphones mobiles. C’est une nuance de taille qui peut coûter cher en cas de sinistre.

Les plafonds de garantie constituent un autre point de vigilance majeur. L’assuré doit vérifier si le montant maximal remboursé est une somme forfaitaire ou un pourcentage des dégâts (par exemple 70 %). De même pour la multirisque habitation : la majorité des contrats de base excluent les bijoux et les objets de grande valeur, nécessitant la souscription d’options spécifiques. Enfin, la question de la franchise reste centrale : ce montant, qui reste à la charge de l’assuré après indemnisation, ne doit pas être négligé car il peut, dans certains cas, empêcher le remplacement effectif du bien endommagé.

Les exclusions : la source fréquente des litiges

Le second pilier de l’analyse contractuelle concerne ce qui ne sera jamais indemnisé. CNCEF Assurance distingue deux types d’exclusions. D’une part, les exclusions légales, communes à tous les contrats et non négociables, qui comprennent les actes de terrorisme, les explosions nucléaires, la guerre civile ou les émeutes.

D’autre part, les exclusions contractuelles, souvent liées au comportement de l’assuré, sont celles qui génèrent le plus de conflits. « C’est souvent le cœur du litige en cas de sinistre », prévient l’organisation. Par exemple, un cambriolage pourrait ne pas être indemnisé si, lors d’une absence même brève, la porte du domicile n’était pas verrouillée ou si les fenêtres du véhicule étaient restées ouvertes. Ces clauses comportementales exigent une vigilance de tous les instants de la part de l’assuré.

Les modalités d’indemnisation à la loupe

Au-delà de la couverture théorique, c’est la réalité financière du remboursement qui doit guider le choix. La valeur du bien prise en compte est déterminante : s’agit-il d’un remplacement à neuf ou d’une valeur tenant compte de la vétusté ? Dans ce dernier cas, l’usure et la dépréciation du bien au fil du temps sont déduites du montant versé, ce qui signifie que l’indemnité perçue ne permettra pas de racheter un équipement neuf.

Les délais de remboursement varient également selon la gravité du sinistre et la politique de l’assureur. Pour les ménages ne disposant pas d’une trésorerie importante, la possibilité de percevoir une avance est cruciale. La plupart des compagnies acceptent de verser un acompte pour commencer des travaux urgents. En assurance auto, le mécanisme de l’avance sur recours permet d’être indemnisé rapidement lors d’un accident non responsable, l’assureur se chargeant ensuite de récupérer les fonds auprès de la partie adverse.

Le rôle du conseil pour éviter les pièges

En conclusion, Stéphane Fantuz rappelle qu’un « bon contrat d’assurance, c’est celui qui indemnise quand vous en avez besoin, sans mauvaise surprise ». Face à la complexité des conditions générales et particulières, la comparaison des offres est indispensable.

C’est ici que l’accompagnement professionnel prend tout son sens. L’association CNCEF Assurance (https://www.cncef.org), membre du Groupe CNCEF, souligne que le rôle du courtier est justement de décrypter ces clauses pour le compte de l’assuré et de conseiller les options adaptées aux besoins réels du foyer, évitant ainsi les déconvenues le jour où le sinistre survient.