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MARNE-LA-VALLÉE : Nicolas Aubé : « Nous donnons aux collectivités les clés d’une infrastructure pérenne »
Face à l’essor de la vidéoprotection, CELESTE lance une offre en fibre dédiée via l’IRU, transformant les coûts de fonctionnement en investissement durable.
La sécurité publique connaît une mutation technologique et structurelle majeure en France. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le parc de caméras installées sur la voie publique a connu une croissance exponentielle, passant de 60 000 unités en 2013 à environ 90 000 en 2024. Cette densification du maillage territorial répond à une demande croissante de sécurisation des espaces publics, mais elle place les décideurs locaux face à une équation complexe : comment concilier impératifs sécuritaires, souveraineté des données et contraintes budgétaires de plus en plus serrées ? C’est sur ce terrain que l’opérateur CELESTE se positionne ce mardi 17 février 2026, en dévoilant une nouvelle approche infrastructurelle basée sur l’IRU (Indefeasible Right of Use).
Une infrastructure exclusive et propriétaire.
Le modèle traditionnel de location de liens télécoms montre ses limites pour des usages aussi critiques que la vidéoprotection. Avec son offre basée sur l’IRU, CELESTE propose aux collectivités de sortir de la logique locative pour entrer dans une logique quasi-propriétaire. Concrètement, l’opérateur déploie un réseau de fibre optique entièrement dédié, reliant les caméras aux centres de supervision urbains (CSU).
Ce dispositif offre un droit d’usage exclusif sur l’infrastructure pour une durée allant de 10 à 30 ans. Contrairement aux réseaux mutualisés où la bande passante peut fluctuer, chaque caméra bénéficie ici d’un lien propre. Cette architecture garantit non seulement la capacité de transmission des flux vidéo haute définition, mais aussi une sécurité accrue des données, puisqu’aucun partage de ligne n’est effectué avec d’autres services ou abonnés.
De la dépense de fonctionnement à l’investissement.
L’innovation est autant financière que technique. Pour les maires et les directeurs généraux des services, le modèle de l’IRU permet de basculer les coûts de la colonne « fonctionnement » (OPEX) vers la colonne « investissement » (CAPEX). Au lieu de payer des loyers récurrents qui grèvent le budget de fonctionnement année après année, la collectivité réalise un investissement initial unique.
Nicolas Aubé, CEO et fondateur de CELESTE, résume cette philosophie : « Avec notre solution de vidéoprotection en IRU, nous proposons aux collectivités bien plus qu’un réseau : nous leur donnons les clés d’une infrastructure pérenne, qu’elles contrôlent entièrement. Le passage en CAPEX simplifie leur gestion budgétaire tout en leur garantissant une qualité de service optimale. C’est une réponse concrète aux enjeux de sécurité publique, dans un cadre financier et réglementaire adapté aux marchés publics ».
Ce mécanisme offre plusieurs avantages stratégiques : l’éligibilité aux budgets d’investissement (souvent soutenus par des dotations ou subventions), l’absence de coûts d’usage récurrents sur la durée du contrat, et une prévisibilité financière totale, sans risque d’indexation tarifaire par l’opérateur.
Souveraineté et maîtrise de la chaîne de valeur.
Au-delà de l’aspect économique, la question de la souveraineté numérique est devenue centrale pour les acteurs publics. En disposant de leur propre réseau, les collectivités reprennent le contrôle de leurs flux. L’offre inclut la possibilité d’héberger les données sensibles dans les datacenters souverains de l’opérateur, qui bénéficient des certifications ISO 27001 et HDS (Hébergement de Données de Santé).
L’entreprise s’appuie sur ses 600 collaborateurs et son réseau en propre de 13 000 km pour assurer une maîtrise de bout en bout : du bureau d’études interne qui conçoit l’architecture, jusqu’au génie civil et à la maintenance, assortie d’une garantie de temps de rétablissement (GTR) de 4 heures pour les liens stratégiques.
Des déploiements déjà opérationnels sur le territoire.
La pertinence de ce modèle se vérifie déjà sur le terrain à travers plusieurs réalisations d’envergure. Une ville de 30 000 habitants a ainsi pu remplacer un système radio défaillant par un réseau fibre dédié reliant l’hôtel de ville aux caméras, fiabilisant totalement sa surveillance.
À une échelle plus large, une métropole a fait le choix de l’IRU pour son infrastructure de vidéoprotection urbaine. Le projet a consisté à relier plus de 800 caméras à une quarantaine de postes de contrôle via une boucle optique de 268 km, maillant intégralement le territoire de la grande ville. Enfin, un Conseil départemental a opté pour ce système afin de sécuriser ses infrastructures critiques, déployant 85 km de réseau, dont plus de 20 km de génie civil en propre, livrés en seulement trois mois dans le cadre d’un contrat de 20 ans.
CELESTE (https://www.celeste.fr/), premier opérateur pure player B2B doté de sa propre infrastructure, entend ainsi accélérer l’équipement des territoires en proposant une alternative pérenne aux modèles locatifs classiques.