PARIS : Marylin FITOUSSI : « La mode ne suit pas les tendan…
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PARIS : Marylin FITOUSSI : « La mode ne suit pas les tendances, elle prend les commandes »
Du 6 au 9 mars 2026, le salon Premiere Classe investit les Tuileries avec Marylin Fitoussi en curatrice vedette pour célébrer la création libre.
Du vendredi 6 au lundi 9 mars 2026, le Jardin des Tuileries s’apprête à vibrer au rythme de la création internationale. Événement de référence pour les accessoires de mode et le prêt-à-porter, Premiere Classe revient pour une édition placée sous le signe de la lumière et de l’audace. Sous la direction artistique du Studio Costa-Molinos, la scénographie promet une immersion contemplative, structurant l’espace par des jeux de halos évoquant la transition entre le crépuscule et l’aurore. Dans cet écrin, 250 marques, émergentes comme iconiques, présenteront leurs collections aux acheteurs de la Paris Fashion Week.
La touche « Emily in Paris »
La grande nouveauté de cette saison réside dans l’inauguration d’un format inédit baptisé « The Selection ». Pour ce premier chapitre, les organisateurs ont donné carte blanche à Marylin Fitoussi. La créatrice de costumes, mondialement saluée pour l’esthétique audacieuse de la série *Emily in Paris*, propose une curation pointue mêlant pièces d’archives, prototypes et coups de cœur. Loin des conventions, elle applique sa philosophie du mélange des genres et des époques.
« J’ai conçu cette sélection comme on réalise un film : l’émotion en est le fil conducteur, avec l’originalité et l’audace comme détonateurs. J’aime les petites maisons, la transmission et les histoires familiales, car l’accessoire est le reflet d’un savoir-faire unique », explique la créatrice. Pour elle, l’enjeu dépasse le simple vêtement : « Plus qu’un objet, chaque pièce est une déclaration de style, pensée pour ceux qui osent se démarquer et affirmer leur différence. C’est toute la philosophie du salon Première Classe : ici, la mode ne suit pas les tendances, elle prend les commandes », affirme Marylin Fitoussi. Un événement artistique spécifique est d’ailleurs programmé le 7 mars à 9h30 pour découvrir cet espace.
Laboratoire de nouvelles esthétiques
L’espace « Brut Icon » confirme son statut de laboratoire pour la création décloisonnée. Cette saison met en lumière une garde montante qui bouscule les codes, avec des univers singuliers comme ceux de Shoeshoe, Bombelli ou encore Lunier. Le salon valorise également les talents institutionnels en accueillant les lauréats des Grands Prix de la Création de la Ville de Paris : Anicet (Prix Accessoires) et Cèucle (Prix Révélation).
Parmi les nouvelles signatures à suivre, le salon introduit Le Luco, incarnant le nouveau chic parisien avec une maroquinerie architecturale, ou encore le label espagnol de chaussures Augusta The Brand. La création française est représentée notamment par Brune M et ses coupes structurées, tandis que la marque suédoise Handsome Stockholm revisite le gant comme pièce maîtresse du style.
Anniversaires et synergies créatives
L’édition 2026 est aussi celle des célébrations. Plusieurs maisons historiques fêtent leurs anniversaires : un demi-siècle d’excellence pour les mocassins italiens SESA, 25 ans pour le duo viennois Rosa Mosa, et 20 ans pour l’esprit bohème de Louise Hendricks. Macon & Lesquoy dévoilera pour sa part une collaboration inédite avec le musée de la Chasse et de la Nature.
Fidèle à sa mission de connecteur, Premiere Classe accueille à l’entrée des tentes les incubateurs majeurs du secteur. L’espace « Au-Delà du Cuir » (ADC) présentera 19 marques, dont Le Sac du Berger et Léo et Violette. De même, les lauréats de la 40ème édition du Festival d’Hyères, dont Adrien Michel et Amaury Darras, exposeront leurs travaux, offrant une vitrine privilégiée à la jeune création mondiale.
Design et débats stratégiques
En parallèle de l’offre mode, le design occupe une place de choix avec la troisième édition de « Matter and Shape ». Dans une scénographie signée JA Projects, cet événement explore les jeux de proportions et présente des collaborations prestigieuses comme celle entre Ann Demeulemeester et Serax.
Côté réflexion, le salon confie son cycle de conférences à la plateforme LE BOOK. Douze rencontres sont prévues pour décrypter les mutations de l’industrie, de l’impact de l’intelligence artificielle au retour de l’artisanat 3.0. Enfin, le showroom RUN x ANDAM réinvestit les lieux pour soutenir la croissance des jeunes marques. « Le showroom RUN x ANDAM s’installe pour la deuxième fois au cœur du Jardin des Tuileries […] faisant des salons parisiens un véritable accélérateur de croissance », se réjouit Nathalie Dufour, fondatrice de l’ANDAM.
L’événement est orchestré par le groupe WSN (https://wsn.community/), qui organise désormais 12 événements annuels et rassemble 150 000 professionnels chaque année.


