PARIS : Édition – Fayard dévoile une rentrée de print…
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PARIS : Édition – Fayard dévoile une rentrée de printemps marquée par les débats de société
Les Éditions Fayard dévoilent leur programme de printemps 2026, mêlant enquêtes chocs, essais politiques et témoignages intimes bouleversants.
Pour le printemps 2026, les Éditions Fayard affichent une ligne éditoriale résolument tournée vers l’analyse des fractures contemporaines. Le programme de mars et avril rassemble des ouvrages conçus pour nourrir l’actualité, allant de l’investigation criminelle aux réflexions spirituelles, en passant par des mémoires de figures internationales.
Des essais pour bousculer le débat public
La maison d’édition mise sur des voix fortes pour interroger l’état de l’Occident. Dans *2050*, prévu pour le 4 mars, le cardinal Robert Sarah, en dialogue avec Nicolas Diat, lance un cri d’alerte sur le vacillement de l’Occident chrétien. Il y pose la question de l’avenir de l’Église face à la déchristianisation et à la tentation de réinventer la foi au gré des idéologies.
Sur le terrain politique et sociétal, le sociologue Mathieu Bock-Coté publiera le 15 avril *Sauve qui peut la France !* avec Laurent Dandrieu. L’intellectuel québécois y analyse ce qu’il perçoit comme une crise culturelle et spirituelle profonde de l’Hexagone. Dans une veine similaire, Nicolas Pouvreau-Monti proposera le 8 avril *Immigration mythes et réalités*, un ouvrage appuyé sur des données pour analyser l’impact de l’immigration sur le logement, la santé et l’école.
Le professeur Didier Raoult reviendra également en librairie le 18 mars avec *La société du factice*. L’ancien directeur de l’IHU Méditerranée Infection y décrypte une ère où, selon lui, l’information digitale et les modèles simulés supplantent la réalité observable, revenant notamment sur la gestion de la crise Covid.
Investigations et immersion dans le réel
Le catalogue fait la part belle aux enquêtes journalistiques et aux plongées dans les zones d’ombre de la société. Valérie Benaïm s’attaque à un sujet douloureux avec *Ils ont disparu…* (11 mars). Elle y rappelle qu’en France, un enfant disparaît toutes les 13 minutes, soit près de 38 500 signalements par an, et explore ce phénomène à travers des cas emblématiques.
L’actualité judiciaire est également au cœur de l’ouvrage de Valentin Doyen, *Émile* (25 mars). Le journaliste spécialiste du dossier retrace minute par minute la disparition du petit garçon dans le Haut-Vernet, promettant des informations exclusives sur cette affaire qui a tenu la France en haleine.
Le monde carcéral est scruté de l’intérieur par Sébastien Piteau dans *Journal d’un maton* (4 mars). Ancien surveillant pendant vingt ans, il décrit, avec Frédéric Ploquin, un système au bord de la rupture où le rapport de force s’inverse souvent au profit des détenus.
Figures iconiques et mémoires
L’événement littéraire international de ce printemps sera sans doute la sortie des mémoires de Liza Minnelli, *Le cabaret de ma vie* (11 mars). À l’aube de ses 80 ans, la légende d’Hollywood, fille de Judy Garland et Vincente Minnelli, revient sur sa carrière, ses démons et ses triomphes, de Broadway au Studio 54.
Dans un registre plus patrimonial, Nicole Bertolt livre avec *Ma vie en Vian* (4 mars) le récit de son existence consacrée à la préservation et au rayonnement de l’œuvre de Boris Vian, dont elle est la mandataire. Benjamin Patou, figure de la nuit parisienne et entrepreneur à succès, se livre quant à lui dans *Itinéraire d’un enfant raté* (8 avril), racontant son parcours d’autodidacte et de résilience.
Science, histoire et société
Le domaine de la santé est représenté par le professeur David Khayat qui publie le 1er avril *Les gestes qui changent tout !*. L’oncologue y fait le point sur les progrès de la lutte contre le cancer, notamment l’apport de l’intelligence artificielle, et détaille les gestes de prévention au quotidien.
Côté histoire et sociologie, Véra Nikolski et Nicolas Pichoff proposeront le 22 avril *Amazones*, une étude scientifique controversée sur les origines de la division du travail entre les sexes et le patriarcat. Florence Gentner réhabilitera une figure oubliée de l’art avec *Mary Cassatt, une américaine au cœur de l’impressionnisme français* (15 avril). Enfin, Nicolas Princen donnera la parole aux derniers témoins de la Résistance dans *Les compagnons de la Libération* (22 avril), fruit d’entretiens menés depuis 2009.
Spiritualité et nouvelles écritures
La religion s’invite aussi sous des formes modernes. Frère Benjamin, prêtre et phénomène sur les réseaux sociaux, publie le 1er avril *Les punchlines de Jésus*, une approche « 2.0 » de la parole du Christ destinée à un large public. Dans un registre plus contemplatif, Monseigneur François Bustillo, archevêque d’Ajaccio, livrera ses *Carnet corse I* le 25 mars.
Fayard n’oublie pas les phénomènes numériques avec la parution de *Mel & Fernande* (4 mars), issu du compte TikTok aux 1,5 million d’abonnés, racontant la colocation touchante entre une arrière-petite-fille de 23 ans et son aïeule de 101 ans. Côté fiction, l’essayiste Paul Melun signera son premier roman le 11 mars, *Plouc Story*, une fresque balzacienne sur la France périphérique et l’ambition.


