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PARIS : Sécurité du périscolaire – Hexopée plaide pour le modèle de l’Éducation populaire

Suite au reportage de Cash Investigation, Hexopée appelle à s’appuyer sur l’Éducation populaire pour sécuriser durablement le périscolaire.

La diffusion récente d’un numéro de *Cash Investigation* consacré aux dysfonctionnements du périscolaire à Paris a provoqué une véritable onde de choc. Les images dévoilées, mettant en lumière des failles dans l’encadrement des enfants, soulèvent une inquiétude légitime chez les parents et les pouvoirs publics. Face à ce constat alarmant, la question de la sécurité de ces temps du quotidien, où des milliers d’élèves sont confiés à des adultes hors du temps de classe, devient une priorité absolue.

Pour Hexopée, principale organisation représentative de l’Éducation populaire, l’indignation ne suffit pas. Il est désormais impératif de dépasser le stade de l’émotion pour apporter une réponse de fond à une problématique systémique.

Une réponse structurelle plutôt que des sanctions isolées

Si les images diffusées peuvent choquer, elles doivent surtout agir comme un catalyseur pour repenser l’organisation du temps périscolaire. Hexopée met en garde contre la tentation de réduire le débat à une série de sanctions individuelles ou à des mesures prises « au cas par cas ». L’organisation souligne que la sécurisation de l’accueil des mineurs ne peut se satisfaire de réactions épidermiques après chaque scandale, mais nécessite une vision à long terme.

L’enjeu est de taille : comment garantir que chaque enfant soit accueilli dans un cadre sécurisé, épanouissant et professionnel ? Pour l’organisation, la solution ne réside pas dans l’empilement de nouvelles contraintes administratives, mais dans le recours à des acteurs dont c’est le cœur de métier.

L’Éducation populaire comme tiers de confiance

Hexopée avance une proposition concrète : généraliser les partenariats avec les associations d’Éducation populaire. Ces structures, historiquement implantées sur les territoires, disposent d’une légitimité et d’un savoir-faire que l’organisation juge indispensables pour redresser la barre.

Selon l’analyse portée par Hexopée, ces réseaux associatifs apportent bien plus qu’une simple surveillance. Ils sont porteurs d’une véritable « culture éducative ». Contrairement à des solutions d’urgence ou à un recrutement non qualifié, ces associations inscrivent leur action dans la durée. Elles proposent des projets pédagogiques construits, garantissent la formation des encadrants et assurent un suivi rigoureux des équipes sur le terrain.

Rétablir la continuité éducative

L’argumentaire développé par l’organisation repose sur la nature même de ces associations. Leur objet social est intrinsèquement lié à l’éducation, à la citoyenneté et au « vivre-ensemble ». En confiant le périscolaire à ces acteurs, les collectivités ne feraient pas seulement le choix de la sécurité, mais celui de la cohérence.

Il s’agit de « remettre du cadre » et d’instaurer des garde-fous solides. L’objectif est d’assurer une continuité éducative entre le temps scolaire et le temps de loisirs, en s’appuyant sur des professionnels formés pour accompagner les enfants. Cette approche permettrait de transformer un temps de garde en un temps éducatif de qualité, réduisant drastiquement les risques de dérive observés récemment.

Vers une co-construction avec les pouvoirs publics

Face à l’urgence de la situation, Hexopée appelle à une mobilisation générale pour renforcer la qualité de l’accueil. David Cluzeau, délégué général d’Hexopée, se positionne en faveur d’une co-construction des solutions avec les décideurs publics. L’ambition est claire : sortir de la gestion de crise pour bâtir un modèle pérenne, capable de rassurer les familles et de garantir l’épanouissement des enfants en toute sécurité.