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ABUJA : Dr Rasha Kelej : « Nous transformons la prise en charge du cancer en Afrique »
La Fondation Merck célèbre la Journée Mondiale contre le Cancer 2026 en octroyant 258 bourses pour former des oncologues dans 34 pays d’Afrique.
La pénurie de spécialistes en oncologie sur le continent africain reste un défi majeur de santé publique. À l’occasion de la Journée Mondiale contre le Cancer, célébrée ce 4 février 2026, la Fondation Merck (https://www.merck-foundation.com) a annoncé une avancée significative dans la lutte contre cette maladie. En partenariat avec les Premières Dames Africaines et les Ministères de la Santé, l’organisation renforce son « Programme d’Accès aux Soins » en octroyant 258 nouvelles bourses d’études à des médecins issus de 34 pays.
Combler un manque critique de spécialistes
L’objectif est clair : augmenter le nombre limité d’oncologues en Afrique. La Sénatrice Dr Rasha Kelej, CEO de la Fondation Merck, insiste sur l’urgence de la situation : « Nous marquons la Journée Mondiale contre le Cancer en poursuivant nos efforts quotidiens et constants pour transformer la prise en charge du cancer en Afrique, en nous attaquant à l’une de ses lacunes les plus critiques : le diagnostic tardif et la pénurie de spécialistes qualifiés ».
Cette initiative permet de former les toutes premières équipes de soins en cancérologie dans des pays où cette spécialité était inexistante. « Nous sommes très fiers d’écrire l’histoire en formant les premiers oncologues et les premières équipes multidisciplinaires de soins dans de nombreux pays comme la Gambie, la Sierra Leone, le Burundi, le Libéria, la Guinée, la République Centrafricaine, le Tchad, le Niger et bien d’autres », précise le Dr Rasha Kelej.
Une formation d’excellence et multidisciplinaire
Le programme ne se limite pas à l’oncologie générale. Il vise à créer des équipes multidisciplinaires complètes. Les bourses couvrent une formation clinique d’un an, ainsi que des diplômes post-universitaires et des masters (un ou deux ans) en partenariat avec des universités britanniques de renom telles que l’Université du Pays de Galles du Sud ou l’Université Queen Mary de Londres.
Les spécialités couvertes sont vastes et ciblent les besoins spécifiques des patients : oncologie médicale, chirurgicale, pédiatrique, gynécologique, mais aussi les soins palliatifs, l’anatomopathologie ou encore la radiologie interventionnelle. Au total, depuis ses débuts, la Fondation Merck a octroyé plus de 2 500 bourses dans 44 spécialités médicales à travers 52 pays.
Des chiffres alarmants qui exigent une action
Selon les données de l’Organisation Mondiale de la Santé (2022), l’Afrique enregistre chaque année environ 1,1 million de nouveaux cas de cancer et jusqu’à 700 000 décès. La mortalité y est bien plus élevée que dans d’autres régions du monde, conséquence directe des diagnostics tardifs et de l’accès limité aux soins.
« Près des deux tiers des cancers peuvent être traités avec succès lorsqu’ils sont diagnostiqués précocement », rappelle le Dr Rasha Kelej. Pour lutter contre ce fléau, la sensibilisation est l’autre pilier de la stratégie. La fondation a lancé « Lumière d’Espoir », un livre pour enfants et un film d’animation destinés à éduquer les familles sur les signes avant-coureurs du cancer.
Le livre est disponible en ligne (https://apo-opa.co/4kdJMB4), tout comme le film d’animation (https://apo-opa.co/4qdbZJP), afin de toucher le plus grand nombre.
Un impact concret : le témoignage du Dr Judith Mkwaila
L’impact de ces formations se mesure directement dans les hôpitaux africains. Le Dr Judith Mkwaila, originaire du Malawi et ancienne boursière, illustre parfaitement cette montée en compétence locale.
« Ce fut un grand honneur et un privilège de recevoir la bourse de la Fondation Merck pour suivre le programme de spécialisation en oncologie chirurgicale à Krishna Vishwa Vidyapeeth, en Inde », témoigne-t-elle. « Cette bourse m’a permis d’acquérir une formation théorique et pratique aux procédures oncologiques complexes pour les cancers de la tête et du cou, du sein, du tractus gastro-intestinal supérieur et colorectal. J’ai été initiée à une approche multidisciplinaire des soins en cancérologie, ce qui a approfondi mes connaissances et mes compétences en matière de traitement multimodal du cancer, à visée curative et palliative ».
Grâce à ce parcours, le médecin a pu transformer l’offre de soins dans sa région : « Grâce aux connaissances et aux compétences acquises durant cette formation, j’ai pu ouvrir une clinique de chirurgie générale et devenir la première et unique femme chirurgienne en chef de l’Hôpital Central de Mzuzu. Je suis très reconnaissante à la Fondation Merck de m’avoir offert cette opportunité de suivre ce programme de spécialisation et de poursuivre cette noble cause : améliorer l’accès à des soins de qualité en cancérologie ».
Pour faciliter l’accès à ses ressources, la Fondation Merck a également développé une application mobile dédiée (https://apo-opa.co/4khHpxf).


