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PARIS : Guillaume Le Dieu de Ville : « Le CPF n’est plus un compte, c’est un outil de politique publique »

L’adoption du budget 2026 par 49.3 marque une rupture fondamentale pour le Compte Personnel de Formation qui délaisse sa logique de droits acquis pour un modèle de plafonnement strict piloté par l’État.

Le recours au 49.3 pour valider le budget 2026 a entériné bien plus que de simples ajustements techniques. Si l’attention publique s’est focalisée ces derniers jours sur les restrictions concernant le financement du permis de conduire, les experts du secteur pointent une transformation structurelle bien plus profonde : le passage d’un CPF monétisé et cumulatif à un système plafonné par action de formation.

Une bascule du modèle vers le plafonnement.

Cette réforme acte la fin de la liberté totale d’utilisation des fonds pour les usagers. Concrètement, le plafonnement généralisé s’applique désormais à chaque action de formation, y compris pour les dispositifs emblématiques du Répertoire Spécifique. Une situation paradoxale où un compteur peut afficher un solde élevé, mais inutilisable en une seule fois.

« La fin du permis au CPF fait du bruit, mais ce n’est pas le vrai sujet. La vraie révolution, c’est le plafonnement : on peut avoir 5 000 € affichés sur son CPF sans pouvoir financer librement une formation. Le CPF n’est plus un compte, c’est un outil de politique publique piloté par le budget », expliquent Guillaume Le Dieu de Ville et Arnaud Portanelli, co-fondateurs de l’organisme de formation Lingueo.

La fin de l’illusion de l’épargne formation.

Depuis sa monétisation, le CPF était largement perçu par les salariés comme un « compte épargne » personnel. Ce nouveau cadre budgétaire brise cette dynamique. Les montants affichés sur les compteurs individuels ne sont plus des crédits automatiquement et intégralement mobilisables. Le dispositif devient un levier d’ajustement budgétaire pour le gouvernement, où les usages sont désormais encadrés, conditionnés et appelés à être davantage cofinancés par les bénéficiaires ou les entreprises.

Acteur majeur du secteur, Lingueo (https://www.lingueo.com) accompagne les organisations dans l’évaluation et la certification linguistique. L’entreprise, qui propose notamment la certification LILATE et le test FlashLevel fondé sur l’IA, souligne que ce changement de paradigme oblige l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle à s’adapter à cette nouvelle réalité économique.