NICE : Julien PICOT : « Nice n’a pas besoin des marchands d…
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NICE : Julien PICOT : « Nice n’a pas besoin des marchands de haine »
Alors que Marion Maréchal se rend à Nice pour la promotion de son ouvrage, le Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes fustige ce qu’il considère comme un défilé ininterrompu de figures de l’extrême droite sur la Côte d’Azur.
Le secrétaire départemental du PCF06, Julien Picot, a vivement réagi ce mardi 3 février 2026 à la présence de Marion Maréchal dans la capitale azuréenne. Pour le responsable politique, cette visite s’inscrit dans une séquence plus large visant à faire du territoire un laboratoire idéologique pour les partis nationalistes.
Une succession de visites contestée.
Le représentant communiste pointe du doigt une concentration d’événements politiques liés à la droite radicale ces derniers temps. « Il faut croire que l’extrême droite s’est trouvé un nouveau terrain de jeu : la Côte d’Azur », observe Julien Picot. Il dresse ainsi la liste des récents déplacements : « Après Jordan Bardella venu réciter son catéchisme de l’ordre et du mépris, Éric Zemmour en pèlerin de la provocation à Menton, voilà maintenant Marion Maréchal qui débarque à Nice pour vendre son livre et sa haine en librairie ».
Selon le PCF06, la méthode reste identique, quelle que soit la personnalité politique. « Toujours le même numéro, le même fond de commerce : attiser la peur, diviser, réécrire l’histoire, enrobé d’un vernis “culturel” pour tenter de se donner bonne figure », analyse le secrétaire départemental.
Le décalage avec les préoccupations locales.
Au-delà de la critique idéologique, Julien Picot dénonce une déconnexion totale entre ces discours et la réalité quotidienne des habitants. Il qualifie ces visiteurs de « semeurs de haine » et de « professionnels de la discorde », qu’il juge « obsédés par leurs fantasmes identitaires et incapables de parler du réel ».
Le responsable politique met en avant les difficultés concrètes rencontrées par la population locale, absentes selon lui du logiciel de l’extrême droite. « Pendant qu’ils gesticulent sur les plateaux et font la tournée des salons, les Niçoises et Niçois, eux, vivent les vrais problèmes : loyers qui explosent, salaires qui stagnent, hôpitaux qui craquent, transports saturés », énumère-t-il. Pour le PCF, la stratégie de ces dirigeants consiste uniquement à « dresser les gens les uns contre les autres, pour mieux masquer leur vide politique ».
Refuser la « mise en scène ».
En conclusion de son intervention, Julien Picot lance un appel aux citoyens pour rejeter ce qu’il nomme une « mise en scène grotesque de pseudo-patriotisme ». Il affirme que la ville ne doit pas servir de tribune à ces idées. « Nice n’a pas vocation à devenir la vitrine de la haine », martèle-t-il.
Le Parti Communiste prône une alternative basée sur « la solidarité, le progrès social et la dignité humaine ». « Parce que notre ville n’est pas à vendre aux idéologues de la peur. Parce que Nice, ville populaire et fière, ne se laissera jamais confisquer par les marchands de haine », conclut le secrétaire départemental.