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LE THORONET : Social – Les agents de l’abbaye d…

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LE THORONET : Social – Les agents de l’abbaye déposent un préavis de grève face au manque d’effectifs

La CGT CMN annonce un préavis de grève à l’abbaye du Thoronet du 19 au 31 janvier pour dénoncer le manque de moyens humains.

Alors que le Centre des Monuments Nationaux (CMN) se félicite d’une fréquentation record avec 12 millions de visiteurs, les agents de l’abbaye du Thoronet pointent le « revers de la médaille ». Dénonçant des moyens humains et matériels jugés insuffisants, le syndicat CGT CMN appelle à la mobilisation pour défendre un service public de qualité. Un préavis de grève couvre la période du 19 au 31 janvier 2026.

Des revendications axées sur l’emploi et la sécurité

Au cœur du conflit, les représentants du personnel réclament des créations de postes immédiates, notamment en billetterie-boutique et en accueil-surveillance. Selon le syndicat, l’accroissement des missions, incluant le plan Vigipirate, le contrôle des billets et la multiplication des manifestations culturelles, a généré une surcharge de travail ingérable à effectif constant.

La sécurité du site, vaste de trois hectares et escarpé, inquiète également les agents. Ils demandent une révision de l’effectif minimum de sécurité, souhaitant le voir passer de trois à cinq ou six agents pour tenir compte des spécificités du monument. Par ailleurs, la reconnaissance financière des compétences annexes, comme la pratique des langues étrangères ou les missions de prévention, figure au rang des priorités.

Échec des négociations et menace d’externalisation

Une réunion de négociation s’est tenue ce mercredi 14 janvier avec la direction de l’établissement. Selon le compte-rendu syndical, les réponses apportées n’ont pas permis de désamorcer le conflit. La direction a invoqué la contrainte du plafond d’emplois du CMN pour justifier l’absence de recrutements.

Pour libérer un poste en interne, l’administration a proposé l’externalisation de la mission Vigipirate. Une solution rejetée par la CGT, qui y voit une mesure au « coût prohibitif » et une « nouvelle attaque portée contre la filière accueil et surveillance ».

Conditions de travail et vétusté du matériel

Outre les effectifs, les conditions matérielles cristallisent les tensions. Le réaménagement du comptoir de la billetterie, datant de 1994, est attendu depuis plusieurs années. Si la direction a évoqué des travaux pour 2027, l’absence de calendrier précis ne satisfait pas les équipes. Enfin, les agents réclament une meilleure prise en compte des temps de déplacement pour les réunions parisiennes, exigeant un délai de route d’une journée pour l’aller et d’une journée pour le retour.