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MARSEILLE : Lecture par Nature trace sa route à travers la…

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MARSEILLE : Lecture par Nature trace sa route à travers la Métropole

La 9e édition du festival Lecture par Nature s’apprête à investir le territoire d’Aix-Marseille-Provence. Placée sous le signe de l’itinérance et de la découverte, cette manifestation d’envergure invite le public à explorer les liens entre littérature, paysages et vivant au cœur du réseau de lecture publique.

Dès le 20 janvier et jusqu’au 14 février 2026, les bibliothèques de la Métropole Aix-Marseille-Provence changent de rythme. Pour cette nouvelle édition coordonnée par l’Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’événement s’empare de la thématique « Sur les chemins ». Une référence directe à l’année internationale de la transhumance, qui sert de fil rouge à une programmation hybride mêlant littérature, arts visuels et exploration du territoire.

Un maillage territorial dense.

L’événement se distingue par son ampleur géographique. Loin de se cantonner aux centres urbains, le festival irrigue soixante communes et soixante-dix bibliothèques. Cette stratégie de proximité permet de toucher un public vaste, des rives de l’étang de Berre aux contreforts de la Sainte-Victoire. Au total, plus de cent événements et propositions artistiques rythment ces quatre semaines, transformant les lieux de lecture en points de départ pour des expéditions réelles ou imaginaires.

Éloge de la lenteur et de l’observation.

Cette 9e édition se veut une invitation à ralentir. La programmation incite les visiteurs à interroger leur rapport à la marche, à la cartographie et à la toponymie. Il s’agit de « prêter attention aux détails et de se laisser surprendre », selon les organisateurs.

Les figures littéraires invitées incarnent cet esprit d’aventure et d’observation. L’écrivain Sylvain Prudhomme, connu pour son goût du lointain et ses récits de voyage, figure parmi les têtes d’affiche. Son œuvre, imprégnée de rencontres et de routes, résonne avec les fictions documentaires de Jean Rolin, également mis à l’honneur pour sa capacité à décrypter les paysages contemporains.

Des partenariats artistiques inédits.

Pour enrichir cette exploration, la Métropole s’associe cette année au pôle muséal et artistique de Digne-les-Bains. Ce partenariat permet de délocaliser des œuvres et des concepts habituellement ancrés dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le public découvre ainsi l’univers d’Herman de Vries ou encore la vie de l’exploratrice Alexandra David-Neel à travers des conférences et des ateliers.

Les « samedis festifs » constituent les temps forts de la manifestation. Ces journées thématiques invitent à l’aventure collective : observation de la faune et de la flore, rencontres avec des artistes-marcheurs ou bivouacs littéraires sous les étoiles.

Des projets participatifs et engagés.

Au-delà de la simple diffusion, le festival privilégie la création participative. Le collectif « Ici-Même » propose ainsi un *Grand Atlas* des trajets quotidiens, composé de micro-récits glanés auprès des habitants, qu’ils se déplacent à pied, à vélo ou en auto-stop.

Dans un registre plus engagé, le plasticien Peshawa Mahmood présente *Route de l’exil*. Cette installation, véritable mosaïque de visages dessinés sur des assiettes en carton, témoigne de l’urgence et de la mémoire des parcours migratoires.

La jeunesse au cœur du dispositif.

La sensibilisation des plus jeunes reste une priorité pour la Métropole. En amont et pendant le festival, cent soixante écoliers et collégiens bénéficient de parcours d’éducation artistique et culturelle (EAC). Ces ateliers visent à éveiller le plaisir de la lecture et à stimuler l’imaginaire des élèves par une approche concrète et ludique des œuvres.