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NICE : Les soirées commencent plus tôt et se concentrent moins sur les week-ends

Avec un pic à 22 h et la part de week-end la plus faible des grandes villes, Nice incarne le modèle de l’« early-night » observé par Bolt.

Vie nocturne: les Français sortent moins souvent et moins tard, selon les données de Bolt.

En analysant des millions de trajets effectués à travers la France entre 2023 et 2025, Bolt dresse le portrait d’une France qui se couche plus tôt et rationalise ses sorties.

Paris, 4 décembre 2025 – Alors que l’économie du monde de la nuit a été l’une des plus touchées par la période Covid, les deux dernières années n’ont pas enclenché de rattrapage dans les trajets nocturnes (20 h – 6 h). Au contraire, les données Bolt confirment un recul structurel : la part des trajets effectués la nuit baisse de 47% (2023) à 44% (2024) puis 43,1 %(2025), soit -4 points en deux ans. Cette érosion s’accompagne d’un avancement de l’horaire : les sorties commencent plus tôt et se terminent plus tôt.

Moins souvent : la part des trajets nocturnes recule dans presque toutes les grandes villes

 Le recul des trajets nocturnes n’est pas un phénomène parisien ou isolé : il est national.

  • Parmi les grandes villes de plus de 200 000 habitants, 10 villes sur 11 voient la part de trajets nocturnes baisser entre 2023 et 2025.
  • Les reculs les plus marqués s’observent à Nantes (environ –6,1 points), Lyon (–5,7 points), Paris (–4,1 points) et Toulouse (–4 points).
  • Rennes fait figure d’exception : c’est la seule grande ville où la part des trajets nocturnes progresse légèrement (environ +1,4 point), restant au-dessus de la moyenne nationale.

Le message est clair : dans la plupart des grandes villes, la nuit compte moins dans les mobilités urbaines qu’il y a deux ans.

Moins tard : le cœur de la soirée se déplace vers 20–22 h.

Au-delà de la fréquence, c’est l’horaire des trajets nocturnes qui change. Le centre de gravité des déplacements bascule vers l’early-night.

  • La part des trajets réalisés entre 20 h et 22 h augmente de plus de 2 points entre 2023 et 2025 (de 32,2 % à 34,3 % des trajets nocturnes).
  • À l’inverse, la tranche 23 h–1 h du matin recule de 1,5 point (de 38,5 % à 37 %), tout comme le créneau 2–5 h qui recule de 0,7 points (de 29,3 % à 28,6 %).

Le pic national reste 23 h chaque année, mais il est un peu moins dominant : sa part passe d’environ 14,1 % à 13,6 %des trajets nocturnes. L’indice de “tardivité” – qui synthétise à quel point la nuit est concentrée sur les heures les plus tardives – baisse lui aussi (de 4,00 à 3,92 sur une échelle où 0 = 20 h et 9 = 5 h du matin).
Pour résumer : les Français sortent toujours, mais ils sortent plus tôt, et surtout ils rentrent plus tôt.

 Ce que montrent les villes : quelques exceptions qui accentuent la tendance.

Les villes servent de révélateurs : elles ne contredisent pas la tendance, elles la rendent plus visible.

  • Rennes est la seule grande ville dont le pic de trajets nocturnes reste fixé à 2 h du matin. Sa part de trajets nocturnes est également supérieure à la moyenne nationale, ce qui en fait un bastion de la nuit française – même si, là aussi, la majorité des déplacements se concentre avant 2 h.
  • Bordeaux, Lille et Nantes gardent un profil relativement tardif (pics à 1 h), mais on y observe malgré tout une baisse de la part de trajets nocturnes par rapport à 2023, particulièrement marquée pour Nantes (-6,1 pts).
  • Nice illustre le mouvement inverse : la ville affiche le pic le plus précoce du panel (22 h) et la part de trajets nocturnes le week-end la plus basse (37,1%). Les sorties y sont davantage concentrées en début de soirée et pas uniquement sur le vendredi-samedi.
  • Paris et Marseille culminent toutes deux à 23 h, mais leur profil se rapproche progressivement d’une soirée plus courte : leur indice de tardivité recule par rapport à 2023, signe que l’après-minuit perd du poids même dans les métropoles les plus actives.

Week-end : le samedi reste roi.

Le samedi reste, sans surprise, la nuit la plus chargée en trajets nocturnes dans l’ensemble des agglomérations. Mais ce leadership ne se traduit plus par des nuits qui s’étirent de plus en plus tard.

  • Au niveau national, la part du week-end (vendredi + samedi) dans les trajets nocturnes a peu évolué et se maintient autour de 43 %.
  • Certaines villes se distinguent : Rennes et Lille affichent des parts week-end au-dessus de la moyenne (proche de 48 %), là où Nice se situe nettement en-dessous (environ 37 %), renforçant l’idée d’un modèle plus précoce et moins concentré sur le week-end.

Le constat d’ensemble : les grandes soirées du samedi existent toujours, mais elles n’allongent plus la nuit autant qu’avant.

 « Les déplacements de nuit montrent que les soirées évoluent : elles ne disparaissent pas, elles se réinventent. Des nuits plus courtes peuvent aussi rimer avec une mobilité plus responsable et plus sûre. Bolt veut accompagner ces nouveaux usages pour que chacun puisse rentrer quand il le souhaite », déclare Julien Mouyeket, Directeur Général de Bolt France.

À propos de Bolt.

 Bolt est la première super-app européenne avec plus de 200 millions d’utilisateurs dans plus 50 pays en Europe et en Afrique. L’entreprise cherche à accélérer la transition des voitures particulières vers la mobilité partagée, en offrant de meilleures alternatives pour chaque cas d’utilisation. Les produits proposés par la société comprennent:

  • L’intermédiation de réservation de taxi
  • La location de vélos et trottinettes électriques partagées
  • Bolt Food, la livraison de repas préparés par des restaurants
  • Bolt Market, notre service de livraison de produits d’épicerie
  • Bolt Drive, service d’autopartage
  • Bolt Business, service de mobilité pour les entreprises