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TOULON : Inquiets, les Français se serrent la ceinture !

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TOULON : Inquiets, les Français se serrent la ceinture !

Malgré leur travail, le pouvoir d’achat des Français est en panne. 

Alors qu’avant, grâce à son travail, chaque génération a vécu mieux que la précédente !Un sentiment d’appauvrissement largement partagé se constate dans la classe moyenne.

L’incertitude politique a généré de l’incertitude économique. Résultat : Les Français sont inquiets ! Ils attendent des mesures concrètes pour ne plus vivre que d’espoir et pour sortir de la spirale qui les entraîne inéluctablement vers la pauvreté et le collectivisme.

Pour le think-tank gaulliste Le Millénaire : « Les Français se seraient  appauvris  depuis l’élection de François Mitterrand ».

En 1980, la France avait le même Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant que l’Allemagne. Nous ne produisons plus de richesse !

Selon le cabinet Quintet, le niveau de vie des Français ne s’est pas amélioré au cours des quinze dernières années. La faute à l’euro ? La question reste entière.

Comment expliquer ce phénomène ?

Tout d’abord, la hausse des prix qui produit l’effet d’un pouvoir d’achat qui court derrière le coût de la vie. Et, le niveau de vie stagne parce que la rémunération nette n’augmente pas à cause de l’inflation qui progresse plus rapidement que ce que l’on perçoit à la fin du mois.

La faute aux charges qui pèsent sur les salaires. Il faut envisager une évolution de la rémunération du travail qui permettrait d’améliorer le niveau de vie. D’autant que la différence entre salaire brut et salaire net se creuse de plus en plus.

Ainsi, il ne reste 54€ quand on en a gagné 100 €. Il y a 30 ans, il en restait 60. Il y a 50 ans, il en restait 69 !

Une autre question demeure : Pourquoi autant de faillites d’entreprises en France ?

L’industrie est laminée par la concurrence internationale et le prix de l’énergie. Le nombre de défaillances d’entreprises a atteint 68 000, cette année. La hausse des tarifs de l’énergie, le niveau élevé des taux d’intérêt ou l’arrêt des aides de l’État aux entreprises accordées pendant la crise sanitaire, expliquent en partie ces défaillances.

Et, ces deux dernières années, plus de 6 000 emplois ont été supprimés dans les PME.

Enfin, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoyait un gel des pensions de retraite pour 2026 mais cette mesure a été rejetée par l’Assemblée nationale (308 voix contre, 99 pour).

Les retraités bénéficieront d’une revalorisation dès janvier 2026. Elle concerne le régime de base (Cnav et Carsat) tandis que la complémentaire Agirc-Arrco reste gelée, faute d’accord entre les partenaires sociaux.

Selon l’Insee, l’augmentation sera limitée à environ 1 %. Insuffisant pour compenser l’augmentation du coût de la vie et des dépenses essentielles (énergie et alimentation).

Avec 10 € d’augmentation par mois, les retraités pourront tout juste s’acheter 2 kilos d’endives pour se nourrir. Pas très réjouissant !

Bernard BERTUCCO VAN DAMME.

NB : Toute l’équipe de La Gazette du Var vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.