LA SEYNE SUR MER : Secours Catholique du Var – Les Fr…
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LA SEYNE SUR MER : Secours Catholique du Var – Les Français en attente de solidarité
Il y a trente ans, le Secours Catholique faisait le choix de documenter, chiffres à l’appui, ce que ses bénévoles observaient au quotidien : la pauvreté, dans toutes ses réalités.
Année après année, ce rapport est bien plus qu’un outil statistique. C’est une vigie, un baromètre du visage changeant de la pauvreté, mais aussi un cri adressé à la société et aux pouvoirs publics.
La pauvreté n’est pas une fatalité
Avec un taux de pauvreté mesuré par l’Insee de 14,5% en 1996 et de 14,4% en 2022, qui ne prend pas en compte la situation des personnes en logement instable, on peut avoir l’impression que rien ne change sur le front de la pauvreté, si ce n’est sa récente et nette augmentation en 2023 (15,4%). Si la pauvreté a toujours été là, peut-on penser, les associations ont beau alerter, pourquoi en irait-il autrement demain ?
C’est ainsi que s’installe dans l’opinion une forme de fatalisme : que près de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France ferait partie du paysage.
Pour le Secours Catholique, ce défaitisme n’est pas seulement inacceptable : il relève aussi de l’erreur d’analyse.
Car une relecture attentive des trente dernières années montre l’impact des choix politiques sur les évolutions de la pauvreté.
Les Français en attente de solidarité
En trente ans, la perception de la pauvreté a sans doute évolué plus encore que la pauvreté. Les Français ne sont évidemment pas insensibles, à force de les entendre, aux discours qui voudraient faire des plus pauvres les responsables de tous nos maux (parents défaillants, paresseux, coût pour la société, fraudeurs, délinquants…).
Mais c’est loin d’être une opinion majoritaire. En réalité, nos concitoyens font preuve de beaucoup plus d’empathie, et ont beaucoup plus soif de solidarité, que nombre de responsables politiques et de leaders d’opinion.
Ainsi, en 2023, en dépit de tous les discours hostiles, 53% des Français estiment encore qu’il faut augmenter le minimum vital qu’est le RSA (26% le laisser, 21% le diminuer). C’est une bonne nouvelle et les responsables politiques seraient inspirés de s’appuyer sur cette envie de solidarité, dont le Secours Catholique est également témoin au quotidien, plutôt que de semer la division.


