PARIS : Goldman s’adresse aux Français à l’occa…
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PARIS : Goldman s’adresse aux Français à l’occasion de la sortie du clip « On sera là » du Bleuet de France
À l’occasion des commémorations du 11 novembre et du 10ème anniversaire des attentats de Paris (13 novembre 2015), le clip de la chanson du Bleuet de France, imaginée par Jean-Jacques Goldman, s’impose comme un ferment d’unité nationale.
Tourné sous la direction du réalisateur Yannick Saillet, il révèle des images, en studio, de Jean-Jacques Goldman aux côtés des chanteurs Eloïz et Yvard. Produit par le Bleuet de France et distribué – pour le clip comme pour la chanson – par SONY Music, ce film est un hommage discret et puissant à « ceux qui restent », victimes civiles et militaires des conflits armés. Dans un geste d’engagement silencieux, compositeur comme réalisateur ont renoncé à leurs droits d’auteur au profit du Bleuet de France.

Une chanson pour les 100 ans du Bleuet de France
Fleur qui poussait dans la boue des tranchées de la 1ère guerre mondiale, le Bleuet de France naît au lendemain de la grande guerre grâce à deux infirmières de l’Hôtel des Invalides, Charlotte Malleterre et Suzanne Lenhardt. Cousu par les blessés de guerre qui rentrait du front pour retrouver une activité, un revenu et l’espérance d’une reconstruction et d’un retour à la vie, le Bleuet de France célèbre en 2025 son centenaire. Plus que jamais, dans un monde secoué par les fractures, ce symbole de solidarité nationale poursuit sa mission en soutenant 25 000 personnes chaque année, blessés militaires, pupilles de la Nation, familles endeuillées et victimes du terrorisme.
« Le Bleuet de France est plus qu’un symbole : il est la dette invisible de la Nation envers ceux qui sont tombés pour notre liberté. Cette année centenaire voit pour la première fois la naissance d’une chanson officielle, portée par l’une des personnalités préférées des Français – un signal fort et unificateur dans un contexte de tension permanente, où la paix semble quotidiennement fragilisée » rappelle Pierre-Emmanuel de Laforcade, directeur général du Bleuet de France.
Une initiative née d’une mobilisation collective
À l’origine du projet, un appel de Clément Cognon, chef de projet auprès de Loïc Mizon, Gouverneur Militaire de Paris et organisateur du concert annuel « Sentinelles d’un soir » à Paris au profit du Bleuet de France, à Éric Jean-Jean. Connu pour son engagement auprès de l’Œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers via le festival ODP, ce dernier accepte immédiatement de s’investir dans la programmation artistique.
« Clément m’a dit : « On a la même chose pour les militaires, ça s’appelle le Bleuet de France. » Je lui ai répondu sans hésiter : « Tout ce que tu veux » », explique Éric Jean-Jean. Face aux enjeux, il décide de solliciter Jean-Jacques Goldman, qu’il connaît de longue date. « C’est quelqu’un que je connais bien, que j’ai beaucoup interviewé, et sur qui j’ai même écrit un livre. Je savais que le lien entre sa famille et la République était fort. Polonais d’origine, son père s’est engagé dans la Légion – un engagement qui a contribué à sa naturalisation – et a été un grand résistant. Sa mère, née en Allemagne, a trouvé refuge à Lyon. Et la France leur a donné ce qu’elle a de plus beau : la possibilité de construire une vie, d’élever leurs enfants, de leur procurer une bonne éducation, de transmettre ».
Un geste fort : Goldman sort du silence pour donner une voix aux blessés
Sollicité pour le projet, Jean-Jacques Goldman accepte et écrit « On sera là », un hymne à la reconnaissance, au service de l’œuvre du Bleuet de France, symbole de solidarité et de résilience nationale envers les blessés, les familles endeuillées, orphelins de guerre et victimes d’attentats.
« Pas de paix sans gardien ni liberté sans soldat », nous avons peut-être eu tendance à l’oublier mais l’actualité nous le rappelle dramatiquement chaque jour. Il me semblait important de montrer notre reconnaissance envers nos armées, ses blessés et plus généralement avec toutes les forces de sécurité qui nous protègent au quotidien », écrit Jean-Jacques Goldman.
« Je suis heureux et fier de pouvoir aider le Bleuet de France, qui accompagne ceux qui nous protègent et leurs familles », continue-t-il.
C’est Sony Music qui assure aujourd’hui la diffusion de la chanson et du clip, prolongeant ainsi le geste de l’auteur-compositeur pour porter ce message de solidarité au plus grand nombre. Les écoutes, les vues et l’ensemble des exploitations commerciales généreront des fonds directement reversés au Bleuet de France, contribuant concrètement à sa mission de soutien.
Deux voix engagées, deux enfants du Bleuet
Pour incarner cette promesse, deux voix, deux visages : Eloïz, révélée au grand public avec Hey Bro, et Yvard, jeune rocker à la carrière ascensionnelle. « Quand on m’a proposé ce projet, j’ai tout de suite accepté. L’uniforme a changé, mais l’engagement demeure. Offrir mon image à cette cause, c’est ma façon de dire merci », déclare Eloïz, ancienne gendarme. Elle apparaît dans le clip avec une retenue sincère, laissant la place au message plus qu’au spectacle.
Yvard ajoute : « Chanter ou créer pour un blessé, c’est ouvrir un espace où peut enfin se dire ce qui restait tu. C’est briser le cercle du silence, là où le trauma se rejoue sans fin. C’est ce passage de la blessure à l’expression qu’incarne « la création comme négation de la répétition traumatique », concept développé par le psychiatre Frédéric Paul. Cette chanson offerte par Jean-Jacques Goldman est la chanson de tous ceux qui ont souffert dans leur corps et leur esprit mais qui sont toujours debout, toujours présents, toujours là ».
Un hommage visuel recentré sur l’essentiel
Pour ce projet, le réalisateur Yannick Saillet, réalisateur des clips des Enfoirés depuis plus de vingt ans, a choisi la sobriété. Sa priorité : un message clair, sans ambiguïté, centré non sur les interprètes, mais sur le Bleuet de France, dans ce qu’il a de plus universel et intemporel.
« Pour une œuvre comme celle-ci, il faut que ce soit simple. Le message doit être lisible, direct, sans confusion. Ce n’est pas un clip sur Jean-Jacques Goldman, Eloïz ou Yvard. C’est le Bleuet que j’ai voulu mettre au centre. Ce qu’il représente, ce qu’il fait pour les gens ».
Conçu autour du logo, traité en mouvement permanent, le clip adopte une esthétique graphique fluide et épurée. Les lignes, les formes et la structure suivent une logique circulaire, pensée pour refléter la vocation du Bleuet : rassembler, entourer, créer du lien.
Le clip officiel d’« On sera là », chanson du Bleuet de France, est à retrouver sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=pxgMzUK2YWY


