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CAVALAIRE SUR MER : « Que les enfants comprennent la valeur…

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CAVALAIRE SUR MER : « Que les enfants comprennent la valeur de la paix, de la liberté, de la République »

A l’occasion de la Cérémonie commémorative du 107ème anniversaire de l’Armistice de 1918, le 11 novembre 2025, Philippe Leonelli a rappelé qu’il faut se souvenir « pour qu’aucun nom gravé sur notre monument ne s’éteigne dans l’oubli ».

Le 11 novembre, la France s’est arrêtée. Elle s’est recueillie et s’est souvenue.

Nous portons ensemble le poids et la lumière d’une mémoire immense : celle de millions d’hommes qui ont quitté leurs foyers, leurs villages, leurs familles, pour défendre la liberté et l’avenir de la Nation.

Cent-sept années nous séparent de ce matin de novembre 1918 où les armes se sont tues.

Mais le temps n’efface rien.

Leurs voix vivent encore dans nos monuments, dans nos familles, dans nos valeurs, et dans ces lettres que l’on conserve comme des éclats d’humanité au milieu du chaos.

Pour ouvrir cette cérémonie, écoutons l’un de ces hommes, écrivant depuis la tranchée.

« Tu ne peux pas te faire une idée, ma chère, de ce que nous vivons ici. Dans ce tunnel, nous sommes des milliers, serrés dans l’humidité glacée, tandis que l’eau ruisselle le long des murs.

Chaque nuit nous allons chercher les vivres près de Verdun, sous les obus, et bien souvent nous n’avons qu’une bouchée de pain en vingt-quatre heures.

Et pourtant, lorsqu’arrive une lettre, un colis, un mot — alors nos yeux s’allument comme ceux de grands enfants.

C’est là que nous puisons la force de tenir ».

Dans ces lignes simples, écrites avec la boue jusqu’aux genoux et le souffle court, il n’y a ni stratégie, ni politique, ni uniforme.

Il y a l’homme, avec ses peurs, son courage, sa tendresse, son attachement aux siens, et cette force intérieure qui défie l’abîme.

Les Poilus ne sont pas ces silhouettes figées que l’on voit parfois dans les livres, casquées et silencieuses.

Ils étaient des visages, des voix, des regards fixés vers l’Est, vers la maison, vers la paix.

Ils ont connu la boue glacée, la faim tenace, les bombardements sans fin, le froid mordant, les nuits de veille où chaque souffle pouvait être le dernier.

Mais ils ont aussi connu la camaraderie plus forte que la peur, le rire qui surgit même au fond des tranchées, le soutien d’une lettre maternelle, et l’espérance têtue, indestructible, de revoir un jour leur village, leurs enfants, leur pays en paix.

Ils ont tenu pour la France. Ils ont tenu pour nous.

Et puis vint ce 11 novembre 1918.

À 11 heures, les cloches sonnèrent dans les villages de France.

Les canons se turent. Une génération épuisée, meurtrie, mais debout, compris alors que l’impensable s’arrêtait.

Écoutons maintenant un autre témoignage, celui d’un jeune soldat apprenant la fin de la guerre.

« Te dire notre joie est impossible. Le canon s’est tu, les cloches sonnent, le soleil brille, et c’est la fin de la guerre.

Ma première pensée va pour ceux que j’aime… pour toi, Maman, et pour notre pays redevenu français » ;

Quand nous entendons ces mots, nous comprenons que le 11 novembre n’est pas une date figée dans le marbre.

C’est un souffle. C’est un héritage.

C’est le rappel de ce que la France peut accomplir quand elle se tient debout, digne, unie.

C’est aussi un appel à la vigilance.

Car la paix n’est jamais acquise.

Elle se protège, elle se cultive, elle se transmet.

Notre devoir, ici à Cavalaire et partout en France, est double :

Se souvenir, pour qu’aucun nom gravé sur notre monument ne s’éteigne dans l’oubli.

Transmettre, pour que nos enfants comprennent la valeur de la paix, de la liberté, de la République.

« Je me tourne vers vous, jeunes présents aujourd’hui.

Ce que vous honorez n’est pas le passé : c’est votre avenir.

Ces hommes ont donné leur jeunesse pour que vous ayez la vôtre.

Et la plus belle manière de les respecter, c’est d’être des citoyens, solidaires, fraternels, libres et responsables.

En ce 11 novembre 2025, nous rendons hommage aux Poilus, aux blessés, aux morts pour la France, aux familles endeuillées, et à tous ceux qui ont porté le poids du destin national.

Que leur exemple nous inspire.

Que leur courage nous guide.

Que leur sacrifice continue de nous rassembler ».

Photos Ville de Cavalaire.

En présence de :

Bernard JOBERT, maire de la Croix Valmer,

Olivier CORNA, premier adjoint au maire de Cavalaire,

Philippe VANDEVELDE, maître de cérémonie, adjoint aux associations patriotiques,

Les élus,

Les représentations des associations patriotiques,

Les porte-drapeaux,

Les enfants de l’école élémentaire la Roseraie, accompagnés de leur directeur Philippe DALMASSO,

Les enfants de l’école Georges Selliez à la Croix Valmer, accompagnés de leur directrice Anne PODEVIN,

Les enfants de la classe Défense, accompagnés de leur professeur Mme VIGUIER.