PARIS : Villes moyennes, quels enjeux à l’heure des t…
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PARIS : Villes moyennes, quels enjeux à l’heure des transitions ?
Quelles stratégies adoptent les villes moyennes face aux dynamiques de transitions actuelles ?
Comment mieux tenir compte de leurs spécificités, en évitant de reproduire les logiques métropolitaines ? Pour répondre à ces questions, La Fabrique de la Cité publie aujourd’hui « Villes moyennes, quels enjeux à l’heure des transitions ? » une note signée par Achille Warnant, géographe et spécialiste des villes moyennes. L’auteur y dresse le bilan des politiques publiques dans le secteur et appelle notamment à un changement de paradigme pour mieux accompagner ces territoires aux réalités plurielles.
À propos de la note « Villes moyennes, quels enjeux à l’heure des transitions ? »
Alors que se profile la fin de l’acte II du programme Action Cœur de Ville (2023-2026), Achille Warnant revient sur les enjeux qui se posent aujourd’hui aux villes moyennes avant de formuler des propositions pour mieux cibler les dispositifs d’accompagnement mis en œuvre par les pouvoirs publics.
L’auteur évoque tout d’abord le retour en grâce des villes moyennes dans l’agenda politique et médiatique. Foyers des craintes de déclassement d’une partie de la population, relayées notamment par le mouvement des Gilets Jaunes, les villes moyennes ont gagné en désirabilité durant la crise sanitaire. À la faveur des confinements successifs, ces dernières sont en effet présentées sous un jour plus flatteur et motivent de nouvelles aspirations résidentielles.
Dans le même temps, la note souligne que l’action publique peine à convertir cet élan positif en ne tenant pas compte de la grande diversité des situations et des trajectoires de ces villes, appliquant des logiques standardisées qui ne répondent que partiellement aux enjeux locaux.
Pour Achille Warnant : « Le regain d’intérêt pour les villes moyennes, sous l’angle de la crise puis de la revanche, ne fut pas que symbolique. Il a permis de relayer leurs difficultés auprès des pouvoirs publics et, ce faisant, de contribuer au déploiement de nouveaux dispositifs d’accompagnement, ce qui est bienvenu. Mais force est de constater que ce phénomène a négligé leur diversité, conduisant à l’élaboration de politiques publiques insuffisamment ciblées et trop peu attentives à leurs particularités ».
La note relève que ces villes incarnent pourtant de formidables terrains d’expérimentation et d’innovation territoriale. Des projets menés à Montbrison, Épinal, Cahors, Vierzon ou encore Laval illustrent en effet leur capacité à inventer des solutions concrètes, sobres et originales, souvent à rebours des modèles métropolitains.
À l’heure des transitions, Achille Warnant appelle donc à s’appuyer sur l’ingéniosité de ces territoires à travers la mise en place d’un nouvel acte de la politique des villes moyennes qui reposerait sur trois leviers majeurs :
Déployer une approche véritablement ‘sur-mesure’ en offrant aux territoires les conditions d’une prise d’initiative fondée sur leur connaissance des contextes locaux.
Sortir de la logique concurrentielle du « chacun pour soi territorial » en substituant au paradigme de l’attractivité celui de l’habitabilité, qui place le bien-être des habitants au cœur des priorités.
Cibler prioritairement les villes les plus vulnérables en concentrant les moyens sur les territoires qui cumulent les fragilités, afin de garantir une action publique plus efficace et plus juste.
La note « Villes moyennes : quels enjeux à l’heure des transitions ? » est disponible ici
À propos de l’auteur.
Au sein d’Europe des projets architecturaux et urbains (GIP Epau), Achille Warnant est chargé de l’animation scientifique de la Caravane des ruralités, un dispositif de recherche et de valorisation des initiatives rurales. Il est également en appui du Conseil scientifique de France Ruralités.
Géographe et politiste de formation, il s’est intéressé dans le cadre de sa thèse, menée sous la direction de Marie-Vic Ozouf-Marignier, au « problème des villes moyennes » à travers l’évolution de l’action publique locale à Montluçon, Nevers et Vierzon des années 1970 à nos jours. Un sujet sur lequel il continue de travailler parallèlement à sa mission au GIP Epau.
Il s’intéresse aussi, depuis 2018, à l’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée menée à Prémery (Nièvre) et co-dirige, depuis juin 2021, l’Observatoire de l’expérimentation et l’innovation locales de la Fondation Jean-Jaurès.
À propos de La Fabrique de la Cité.
La Fabrique de la Cité a pour mission de détecter et analyser les grands enjeux environnementaux, sociaux et économiques des villes, puis d’identifier et de présenter des solutions aux acteurs publics et aux professionnels des territoires. Elle documente et soumet au débat les transitions engagées en France et dans le monde, dans le domaine des mobilités, de l’énergie et de l’aménagement des territoires, et recense des initiatives inspirantes.
En 2025, La Fabrique de la Cité examinera plus particulièrement la résilience des territoires et des infrastructures, notamment face aux changements climatiques, la géothermie, l’avenir des mobilités ainsi que la notion de bruit en ville.
Créée en 2010 par le groupe VINCI, son mécène, La Fabrique de la Cité est un fonds de dotation, qui porte une mission d’intérêt général. Pour définir son programme annuel de rencontres et d’études, La Fabrique de la Cité s’appuie sur un comité d’orientation composé de chercheurs, de décideurs publics et de professionnels.
L’ensemble des travaux de La Fabrique de la Cité est disponible sur le site web du think tank : www.lafabriquedelacite.com.


