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PARIS : Moderne Art Fair ouvre ses portes de jeudi à dimanche, place de la Concorde

Lundi 20 octobre, la semaine de l’art commence avec notamment Moderne Art Fair et son nouvel emplacement en plein cœur de la place de la Concorde à Paris.

Moderne Art Fair, c’est la découverte, avec plus d’une cinquantaine de galeries, des expositions, des stands dédiés aux créateurs d’aujourd’hui et de demain « Promesses » et un invité d’honneur Mathias Kiss, de l’art moderne et contemporain, du design et de la photographie.

Les stands « Promesses » avec :

EDITH BAUDRAND – L’encre et la peau
Curatrice, Lumir Ardant-Leverd / STAND 200 B

Artiste plasticienne formée aux Beaux-Arts, Édith Baudrand développe une œuvre à la croisée de la figuration et de l’abstraction, centrée sur le corps, la mémoire et le vivant. En parallèle de ses collaborations avec le cinéma, elle mène depuis plusieurs années une recherche personnelle autour du papier, de la lumière, et des formes organiques.

Sa série « Albédos » engage un langage pictural intuitif et sensoriel, fondé sur l’eau, l’encre et la transparence. Dans ses œuvres récentes, la peinture devient une force vitale, un territoire intérieur où se déploient gestes, résonances et perceptions du monde. Conçue par la curatrice Lumir Ardant-Leverd, cette exposition propose une lecture sensible d’une œuvre en dialogue avec l’invisible.

JEAN-LUC BERTINI – Contemplations italiennes

Curateur Gaetan Husson / STAND 207 B

Photographe franco-italien, Jean-Luc Bertini explore dans cette série les cimetières monumentaux italiens, véritables musées à ciel ouvert nés au XIXe siècle dans le sillage du Père-Lachaise. Statues, chapelles, mausolées…Dans un pays où la sculpture est reine, ces lieux convoquent la beauté, l’exubérance ou le recueillement pour affronter l’énigme de la mort. Fruit de plusieurs années de voyage, Contemplations italiennes révèle un patrimoine souvent méconnu, saisi avec pudeur, précision et poésie.

L’ouvrage « Contemplations italiennes », présenté en avant-première à Moderne Art Fair, fera l’objet d’une séance de signature par l’artiste.

Dédicace du livre – Stand 207 B – Samedi 25 octobre à partir de 16h
(Robert Laffont / Le Tripode, 2025 – Texte de Pierre Michon)

NICOLAS BUISSON – Au-delà du visible – STAND 218 A

Photographe français, Nicolas Buisson présente une œuvre récente nourrie d’une réflexion existentielle sur la dualité et la transformation.

Après avoir passé 25 ans dans la photographie publicitaire, il s’oriente vers une pratique artistique tournée vers l’exploration de l’invisible, du mouvement intérieur, et des tensions fondamentales — entre masculin et féminin, lumière et obscurité, permanence et impermanence. Sa démarche, empreinte de spiritualité, inscrit l’image dans une quête de vérité sensible, où l’appareil devient à la fois outil d’observation du monde et miroir de soi. À travers une photographie épurée et méditative, il cherche à capter des états du réel qui échappent à l’évidence, et à rendre perceptible ce qui relie l’être à ce qui le dépasse.

STUDIO YOULOU – L’intimité d’un salon – STAND 220 A

Pour sa première participation, STUDIO YOULOU, imagine un salon de collectionneur, pensé comme un espace vivant. Un format inédit, entre art contemporain et patrimoine où l’expérience immersive redéfinit la manière d’habiter l’espace et de regarder l’art.

Parallèlement à Moderne Art Fair, dans un appartement haussmannien avenue des Champs-Élysées, Collection Ap’Art, pensé par STUDIO YOULOU, explore la rupture comme thème fondateur :  rupture des codes, des usages, des formats. L’exposition réunit des artistes et designers de cultures et disciplines variées (Stella Sujin, Jordy Kissy Moussa, Laura Tolen…) dans une mise en scène vivante, où art et quotidien dialoguent.

Les expositions :

· Figures du silence – Exposition photographique avec le Centre d’art La Chapelle de Clairefontaine

L’exposition propose une mise en regard singulière entre deux genres classiques de l’histoire de l’art : le paysage et le portrait.

Leur confrontation ouvre un espace de réflexion sur la manière dont l’image construit à la fois une représentation du monde et une projection de soi.

Les paysages invitent à la contemplation et à la mémoire collective, tandis que les portraits révèlent la singularité des visages et l’intime. Ensemble, ils tissent un dialogue de correspondances et de contradictions : universalité du paysage face à l’individualité du portrait. Pourtant, dans leurs silences respectifs, ils se rejoignent — miroir intérieur d’un côté, ouverture sur le monde de l’autre.

Cette tension invite à repenser le rôle du silence dans l’expérience esthétique : silence de la nature, silence du visage, silence de l’image. Elle questionne aussi notre regard : que dit un paysage de celui qui l’observe ? Que révèle un portrait de son contexte ?

L’exposition invite également à réfléchir à la transformation du médium face aux enjeux du numérique, à travers un ensemble d’œuvres sensibles et conceptuelles qui questionnent l’authenticité, la mémoire et l’image en tant que construction culturelle contemporaine.

·  « La Légion dans la peau » – Photographies de Victor Ferreira

L’exposition « La Légion dans la peau » présente le travail de Victor Ferreira, ancien adjudant-chef devenu photographe, qui documente depuis plusieurs années les tatouages de ses frères d’armes. Signes d’appartenance, cris muets ou prières gravées dans la chair, ses images capturent une mémoire corporelle intime et silencieuse. Réalisée sans mise en scène, cette série témoigne d’un lien de confiance rare, construit au fil de rencontres dans les régiments, les chambrées ou les temps de repos. Chaque photographie révèle une histoire personnelle, entre loyauté, solitude et fierté. Ce projet est né d’une rencontre avec Vincent Courcelle-Labrousse, avocat, écrivain et petit-fils d’officier de Légion, à l’origine du lien entre l’artiste et la foire. Les œuvres exposées seront mises en vente au profit de Solidarité Légionnaire, en soutien aux anciens légionnaires, blessés et familles endeuillées. En acquérant une œuvre, le visiteur s’associe à un engagement discret mais essentiel, dans l’esprit de fraternité et de fidélité qui fonde la Légion étrangère.

· Jean-Luc Bertini – Regards croisés : Américaines solitudes & Contemplations italiennes

À l’occasion de Moderne Art Fair 2025, Jean-Luc Bertini présentera une sélection de photographies issues de deux séries emblématiques : «Américaines Solitudes» (Actes Sud, 2020) et «Contemplations Italiennes» (Robert Laffont / Le Tripode, 2025).

Photographe indépendant franco-italien né en 1969, Jean-Luc Bertini construit une œuvre où se croisent regard humaniste, exploration des territoires et méditation sur la condition humaine. Auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux États-Unis, il publie en 2020 «Américaines Solitudes», fruit de dix années de voyages. La série a été exposée aux Rencontres de la photographie d’Arles en 2021 et plusieurs de ses images ont rejoint les collections du Département des estampes et de la photographie de la BnF.

Son prochain livre, Contemplations Italiennes, paraîtra à l’automne 2025 aux éditions Robert Laffont / Le Tripode. Réalisé au fil de nombreux voyages, il explore les cimetières monumentaux italiens, véritables musées à ciel ouvert où la sculpture et l’architecture funéraire offrent un dialogue saisissant avec le temps et la mort. Le travail de Jean-Luc Bertini est régulièrement montré dans des festivals et galeries, en France comme à l’international, et témoigne d’une écriture photographique singulière où observation et poésie visuelle s’entrelacent.

· L’art abstrait d’après-guerre en France

À l’occasion de Moderne Art Fair 2025, et en collaboration avec la Galerie Comparative, une exposition inédite met à l’honneur l’art abstrait d’après-guerre en France, courant fondateur de la modernité. Fidèle à son ADN depuis 2008, la foire propose un parcours retraçant l’émergence de la non-figuration et la diversité des voies explorées par les artistes de la seconde moitié du XXe siècle. Née dans l’effervescence de l’après-guerre, l’abstraction française s’éloigne de la rigueur géométrique pour privilégier le geste, la matière et l’expression de l’intériorité. Entre abstraction lyrique, art informel et tachisme, elle s’impose comme un langage majeur, en dialogue avec l’expressionnisme abstrait américain. Le parcours réunit des œuvres emblématiques de Serge Charchoune, Alberto Magnelli et André Masson, annonçant cette bascule décisive, puis des figures phares des années 1950 telles que Gérard Schneider, Alfred Manessier, Camille Bryen, Arthur Bertrand et Marcelle Ferron. Une pièce monumentale de Toshimitsu Imai rappelle la portée internationale de ce courant, prolongé dans les décennies suivantes par Hans Hartung, Judith Reigl et Olivier Debré. En retraçant cette aventure, Moderne Art Fair et la Galerie Comparative offrent une lecture historique et sensible de l’abstraction française d’après-guerre, dont l’influence continue de nourrir la création contemporaine.

HORAIRES OUVERTURE PUBLIC

Du jeudi 23 octobre au dimanche 26 octobre.

Tous les jours de 11h—20h, Dimanche fermeture à 18h.