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MONACO : Ballets russes et influence slav, au Musée National

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MONACO : Ballets russes et influence slav, au Musée National

Présentée à la Villa Paloma jusqu’au 5 octobre, l’exposition « Les Années folles de Coco Chanel » explore la production foisonnante de Gabrielle Chanel dans le contexte spécifique de la Côte d’Azur des années 1920.

Elle se développe autour de trois grands axes thématiques : la vie en plein air et l’essor des loisirs balnéaires ; les Ballets russes et l’influence des cultures slaves ; enfin l’invention du « style Riviera ».

En s’appuyant sur une sélection de créations textiles et d’œuvres d’art emblématiques de cette décennie, elle entend rendre hommage au caractère résolument visionnaire de l’approche de Chanel dans son invention de la « femme nouvelle ». Réunissant plus de deux cents objets, elle met en scène un dialogue inédit entre trente modèles et accessoires de Gabrielle Chanel et quarante œuvres d’artistes modernes, dont Kees Van Dongen, Pablo Picasso, Marie Laurencin, Natalia Gontcharova, Sonia Delaunay, Jean Cocteau, Mikhail Larionov, Alexandra Exter ; ainsi que de nombreuses photographies de Man Ray, Dora Kallmus, Edward Steichen et Roger Schall.

Dans un prolongement de ce dialogue fertile entre mode et arts plastiques, l’artiste Chloé Royer (née en 1989) a été invitée à produire un ensemble d’œuvres spécialement conçues pour l’exposition. En résonance avec les créations de Chanel, ses sculptures réalisées en bronze, verre et céramique interrogent les représentations contemporaines du corps féminin tout en empruntant aux savoir-faire des métiers d’art de la mode.

Présentée à la Villa Paloma au cours de l’été 2025, l’exposition « Les Années folles de Coco Chanel » explore la production foisonnante de Gabrielle Chanel dans le contexte spécifique de la Côte d’Azur des années 1920.

En s’appuyant sur une sélection de créations textiles et d’œuvres d’art emblématiques de cette décennie, elle entend rendre hommage au caractère résolument visionnaire de l’approche de Gabrielle Chanel dans son invention de la « femme nouvelle » : une femme moderne, libre et indépendante. Réunissant plus de deux cents objets, l’exposition met en scène un dialogue inédit entre trente modèles et accessoires de Gabrielle Chanel et quarante œuvres d’artistes modernes, dont Kees Van Dongen, Pablo Picasso, Marie Laurencin, Natalia Gontcharova, Sonia Delaunay, Jean Cocteau, Mikhail Larionov, Alexandra Exter; ainsi que de nombreuses photographies de Man Ray, Dora Kallmus, Edward Steichenet Roger Schall. Dans un prolongement de ce dialogue fertile entre mode et arts plastiques, l’artiste Chloé Royer (née en 1989) présente Of Limbs and Other Things, un corpus de vingt pièces, dontplusieurs productions spécialement réalisées pour l’exposition, explorant divers processus de métamorphose du corps féminin.

Placée sous le commissariat de Célia Bernasconi, l’exposition « Les Années folles de Coco Chanel » se développe autour de trois grands axes thématiques : la vie en plein air et l’essor des loisirs balnéaires ; les Ballets russes et l’influence des cultures slaves ; enfin, l’invention du « style Riviera ».

Ballets russes et influence slave

C’est à Venise en 1920, alors qu’elle est en deuil de Boy Capel, que Chanel rencontre Serge Diaghilev par l’intermédiaire de son amie Misia Sert. C’est le début d’une longue amitié et d’un soutien indéfectible de Chanel à la compagnie des Ballets russes, ainsi qu’une influence durable de la culture slave dans sa vie et ses créations. Dans le sillage de Diaghilev, qui a réussi à imposer une véritable russophilie à Paris, de nombreux artistes russes arrivent en France et participent activement à son projet d’œuvre d’art totale, visant à abolir les frontières entre les disciplines. Dès 1908, Diaghilev travaille à une adaptation de Boris Godounov pour la scène parisienne. Pour les costumes, il fait acheter en Russie, une grande quantité de sarafanes tissés à la main, de broderies et de coiffes traditionnelles, qui seront réemployées par les artistes décorateurs Ivan Bilibine et Alexandre Golovine, puis Léon Bakst. En 1914, Diaghilev confie à l’artiste Natalia Gontcharova le décor de sa nouvelle création, Le Coq d’Or, une autre production inspirée du folklore russe. En 1921, Gabrielle Chanel fréquente le Grand-duc Dimitri Pavlovitch, un proche de Diaghilev, avec qui elle séjourne régulièrement à Monte-Carlo. En 1922, elle lance sa « collection russe »,réinterprétant les éléments du vestiaire russe traditionnel et intégrant les somptueuses broderies réalisées par la Grande-Duchesse Maria Pavlovna, sœur du Grand-duc et fondatrice de la société de broderie Kitmir

SOURCE : « Les Années folles de Coco Chanel » au Nouveau Musée National de Monaco.