NEUCHATEL : Cave Girls, comics viscéral et brut, par Greg B…
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NEUCHATEL : Cave Girls, comics viscéral et brut, par Greg Broadmore, pilier de la Weta Workshop
Greg Broadmore, pilier de la Weta Workshop, signe une œuvre saisissante avec Cave Girls, un comics viscéral et brut.
Greg Broadmore, connu pour son travail à la Weta Workshop, présente Cave Girls, une bande dessinée qui plonge le lecteur dans un monde préhistorique brutal et sans pitié. Les paysages sont magnifiques, la faune est magistralement recréée, et le premier tome est impressionnant, laissant le lecteur KO.
Des critiques élogieuses
Olivier Maltret, Canal BD magazine, déclare : « Greg Broadmore signe une œuvre saisissante. Les paysages sont magnifiques, la faune est magistralement recréée. Un premier tome impressionnant qui nous laisse KO… ».
Dave Gibbons, auteur de Watchmen, ajoute : « Viscéral et brut, Cave Girls est un tour de force en matière d’atmosphère et d’action ».
Une histoire poignante
Chassée par des bêtes primordiales géantes, aux dents et aux griffes teintées de sang, une tribu de femmes des cavernes mène une existence morne dans un monde brutal et sans pitié. S’accrochant à une vie régie par des lois anciennes et des rituels obscurs, elles suivent les anciennes traditions faites de souffrance et de mort. Mais Chemin-Droit, une chasseuse et une guerrière du clan, élabore un plan pour changer leur vie : rompre l’équilibre de mort qu’elles ont patiemment atteint avec les prédateurs qui les entourent, et cela va bouleverser tout ce qu’elles connaissent.
Une œuvre personnelle
Cet album a une résonance particulière aux Éditions Blueman : c’est lui qui a donné le coup d’envoi de la maison d’édition. Greg Broadmore est un vieil ami d’André Kuenzy, rencontré lors du NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) où Greg avait été invité en tant que membre éminent de la Weta Workshop. André, résident à Neuchâtel et lui-même réalisateur, y participe tous les ans. Quelques caquelons à fondue plus tard, leur amitié était scellée.
Un projet de longue date
Quand Greg a fini Cave Girls, un projet personnel qu’il mûrissait depuis de nombreuses années, André a été une des premières personnes à qui Greg l’a envoyé. Il se trouve que je venais de quitter mon poste de DG d’une grosse maison d’édition indépendante, et qu’André (avec qui je suis aussi vieil ami) et moi parlions depuis quelques mois de mener des projets éditoriaux ensemble. En recevant Cave Girls, une évidence s’est imposée : plutôt que chercher à mener des petits projets ici ou là, pourquoi ne pas faire « tout simplement » une « vraie » maison d’édition ?
Une profondeur inattendue
Mais l’air de rien, le livre brasse des thèmes assez forts et plus profonds qu’il n’y paraît. Appartenance au groupe, respect aveugle des traditions VS impulsion de changement et de modernité… mais on trouve aussi tout un environnement qui parle d’enfantement, de lignée, de sexe. Et attendez de voir le tome II…
Des vraies femmes des cavernes
Et franchement, ça fait du bien de voir des « vraies » femmes des cavernes, des femmes dont l’histoire personnelle dans des conditions de vie extrêmes se lit au long de leurs cicatrices, leurs corps attestant des désagréments que pose la cohabitation avec des dinosaures, loin des clichés qui encore aujourd’hui pullulent dans l’univers du divertissement. On n’a rien contre les midinettes en bikini léopard, mais il y a fort à parier que la plastique en prend un coup quand on chasse le T-Rex. Et puis, elles ne sont pas épilées, how shocking !
Dinosaures !
Ah oui, parce que, au cas où vous ne vous en seriez pas encore aperçu, l’auteur est légèrement obsédé par les dinosaures. Des T-rex, des raptors, des tricératops, pour ne citer que les plus connus : Cave Girls est une ode à l’écaille et au croc démesuré (oui, on est au courant pour les plumes, mais ça a quand même de la gueule avec des écailles).
Un plaisir éditorial
Et donc, ben, au vu de tout ce qui précède, on a décidé de se faire plaisir avec un bouquin qui défonce tout. Déjà, la couv. Le Pantone fluo était juste une évidence quand on a vu la couv américaine. Et puis le vernis : pourquoi se contenter du titre ? C’est naze. Les ondes radio sur le perso, ouaaaais. Et paf ! le format : on le fait grand, gros, lourd. Et vas-y qu’on ajoute des pages pour inclure un carnet bonus de recherches et d’illustrations inédites. Bref, on se fait plaisir.
Découvrir Cave Girls
Pour en savoir plus, découvrez Cave Girls sur le site des éditions Blueman : Découvrir Cave Girls
