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HYERES : Stéphane RAMBAUD : « Je dénonce la baisse des remi…

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HYERES : Stéphane RAMBAUD : « Je dénonce la baisse des remises commerciales sur les médicaments génériques »

Pour Stéphane Rambaud, député de la 3ème circonscription du Var (RN), voici les principaux problèmes qui touchent les professions médicales et notamment les pharmaciens.

Tout d’abord, la baisse des remises commerciales sur les médicaments génériques qui va mettre en danger des centaines de pharmacies.

Le député du Var (RN) explique : « Le gouvernement a décidé de réduire progressivement les remises commerciales accordées par les grossistes sur les médicaments génériques, passant de 40 % à 30 % en 2025, puis à 20 % d’ici 2027. Ces remises représentent environ un tiers de la marge des pharmaciens, et leur réduction pourrait entraîner une perte annuelle moyenne de 25 000 à 70 000 euros par officine. Les syndicats estiment que 52 % des pharmacies (environ 6 000 à 10 000 officines) pourraient fermer d’ici cinq ans, particulièrement les petites pharmacies rurales, ce qui aggraverait les déserts pharmaceutiques ».

Le parlementaire RN dénonce également les pénuries de médicaments : « Les pharmaciens font face à des ruptures d’approvisionnement fréquentes, touchant des classes thérapeutiques essentielles comme les antibiotiques, les psychotropes, les anticancéreux ou les médicaments cardiovasculaires. Bien que les ruptures aient légèrement diminué en 2024 (1 000 contre 1 500 en 2023), elles restent un défi majeur, compliquant la prise en charge des patients et augmentant les tensions avec ces derniers ».

Stéphane Rambaud est également conscient des difficultés économiques et de l’érosion des marges qui va touchent les officines : « Les pharmacies subissent un « effet de ciseaux » avec une hausse des coûts fixes (loyers, énergie, salaires, +5,61 % pour les frais de personnel) et une baisse des marges due à la diminution des prix des médicaments remboursables (-500 millions d’euros en 2024). L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) a reculé de 3,8 %, et 20 % des pharmacies ont une trésorerie négative, augmentant les recours aux découverts bancaires. Les petites officines, avec un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 million d’euros, sont particulièrement vulnérables ».

Le député varois du Rassemblement National évoque aussi les problèmes de recrutement et la baisse d’attractivité des métiers de la filière : « La profession souffre d’une désaffection croissante. Les filières d’études (L.AS et PASS) sont perçues comme trop exigeantes, poussant certains étudiants à se former à l’étranger. La charge de travail accrue (vaccinations, dépistages, téléconsultations) et le manque de valorisation salariale découragent les jeunes. En 2023, le nombre d’officines est passé sous la barre des 20 000, avec 165 fermetures cette année-là ».

Stéphane Rambaud dénonce également le doublement des franchises médicales : « La franchise médicale par boîte de médicament pourrait passer de 1 à 2 euros, avec un plafond annuel doublé de 50 à 100 euros. Les pharmaciens refusent de devenir des « collecteurs d’impôts » pour l’État, ce qui ajoute à leur mécontentement ».

Il constate une montée des violences et de l’insécurité qui frappent la profession : « Les pharmaciens rapportent une augmentation des agressions verbales et physiques, souvent liées à des refus de délivrance ou à des pénuries. Un pharmacien est agressé chaque jour en moyenne, ce qui contribue au mal-être professionnel ».

Il rappelle qu’il existe un mal-être et une crise morale : « Un sondage de l’UNPF révèle un profond désarroi parmi les pharmaciens, confrontés à des difficultés économiques, des pénuries et une bureaucratie croissante. Certains témoignent d’un « burn-out imminent » ou d’une « trésorerie en chute libre », avec une perte de motivation liée à des missions non rémunérées (préparation de piluliers, vaccinations) ».

Le député du Var soutient donc les actions de mobilisation engagées ce samedi 16 août, par les pharmaciens : « En réponse, les pharmaciens se mobilisent massivement. Le 16 août 2025, 92 % des officines étaient prévues fermées dans certains départements, selon l’USPO, pour protester contre la baisse des remises. D’autres actions, comme des grèves de garde ou des fermetures prévues les samedis à partir du 27 septembre, sont envisagées ».

« En résumé, la combinaison de pressions économiques, de pénuries, de défis de recrutement et d’une charge administrative croissante met en péril le maillage officinal et l’accès aux soins, particulièrement dans les zones fragiles. Les pharmaciens demandent la suspension des mesures sur les remises, une revalorisation des honoraires et une meilleure gestion des approvisionnements pour garantir la pérennité de leur profession », conclut le parlementaire du Var (RN).

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