HYERES : Stéphane RAMBAUD : « Il faut restaurer le respect…
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HYERES : Stéphane RAMBAUD : « Il faut restaurer le respect et la souveraineté »
Les relations entre la France et l’Algérie nécessitent aujourd’hui une remise à plat lucide, ferme et respectueuse.
« Trop longtemps, notre diplomatie s’est enfermée dans une logique de repentance unilatérale, affaiblissant notre position internationale sans apaiser les tensions. Je le dis clairement, avant le début de la présence française (avant 1830) et contrairement au Maroc, l’Algérie n’existait pas en tant que telle, ce n’était pas un état-nation, c’était une région (Régence d’Alger) sans unité politique et territoriale bien définie avec son histoire propre bien entendue, mais sous domination de l’Empire Ottoman (le Dey d’Alger, comme celui de Tunis était soumis au sultan Ottoman).
C’est la France qui a unifié à partir de 1830 des territoires sous le nom d’Algérie, en créant 4 départements français et qui a délimité ses frontières modernes.
Elle a construit des hôpitaux, des routes des écoles, des ports, des bâtiments administratifs… qui ont contribué au développement du pays et ont permis à l’Algérie contemporaine de devenir un pays avec une infrastructure administrative et économique qui a perduré après l’indépendance de 1962. On ne peut donc pas parler de colonisation comme le font trop souvent des médias et des personnalités politiques mal informés ou mal attentionnés, mais de présence française en Afrique du Nord.
La France n’a pas, ainsi, à s’excuser sans fin pour son passé. Notre histoire avec l’Algérie est complexe, marquée à la fois par la présence française, la guerre, les drames humains, mais aussi par des liens profonds, familiaux et culturels. Elle ne peut être relue uniquement à travers le prisme de la culpabilisation, que certains responsables algériens instrumentalisent régulièrement à des fins politiques. Cette repentance relayée parfois même depuis les plus hautes sphères de l’État français, entretient une relation déséquilibrée et humiliante pour notre pays.
Il est donc temps d’en finir avec les concessions systématiques. Notre diplomatie ne doit plus être guidée par la crainte de froisser Alger, mais par la défense claire de notre souveraineté. Cela vaut tout particulièrement en matière migratoire. L’Algérie refuse trop souvent de délivrer les laissez-passer consulaires permettant le retour de ses ressortissants en situation irrégulière sur notre sol. Cette absence de coopération est inacceptable. Nous devons conditionner l’octroi de visas, d’aides au développement et de partenariats économiques à une collaboration réelle en matière de réadmission.
De même, il est impératif de mettre fin aux ingérences algériennes dans notre vie publique et politique. Qu’il s’agisse de pressions sur les élus, de discours mémoriels offensifs ou de tentatives d’influence dans nos banlieues, la France ne doit plus tolérer que sa souveraineté soit ainsi mise à mal.
Nous proposons une relation, équilibrée et ferme avec l’Algérie. Cela n’exclut en rien une coopération sur les enjeux communs : la sécurité en Méditerranée, la lutte contre le terrorisme, la maîtrise des flux migratoires, ou encore les échanges économiques. Mais cette coopération doit reposer, aujourd’hui sur des engagements réciproques, transparents, et respectueux de notre cadre républicain.
Enfin et surtout, je n’oublie pas les Harkis ni les Français rapatriés d’Algérie, trop longtemps marginalisés dans le récit national. Leur mémoire mérite justice, reconnaissance et réparation véritable. Ce sont eux les oubliés de cette relation déséquilibrée, eux qui ont payé le prix fort de leur fidélité à la France.
J’apporte également tout mon soutien à l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal arrêté le 16 novembre 2024 par les autorités algériennes, incarcéré, inculpé et condamné le 27 mars 2025 à 5 ans de prison ferme pour ses prises de positions. La restauration d’une politique étrangère digne, lucide et souveraine est au cœur du projet du Rassemblement national ».
Stéphane RAMBAUD, député de la 3ème circonscription du Var.


