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HYERES : La rentrée littéraire au musée du Niel

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HYERES : La rentrée littéraire au musée du Niel

Depuis son inauguration en 2023, le Musée du Niel est devenu très vite un lieu de rencontres et d’échanges culturels privilégié pour tous les publics.

A la rentrée, deux rencontres exceptionnelles sont proposées au coeur du musée et dans le cadre de son exposition Dubuffet et les magiciens – Expressions singulières 1945-2000.

L’Art Brut fête cette année ses 80 ans. C’est en effet en 1945 que Jean Dubuffet (1901-1985) a inventé ce néologisme qui désigne un art différent, dissident et contestataire de l’art officiel, un art opéré par des « personnes obscures, étrangères aux milieux artistiques professionnels », hors des circuits commerciaux traditionnels. Le manifeste qui accompagne l’exposition L’Art Brut préféré aux art culturels organisée en 1949 par la compagnie de l’Art Brut et publié par la Galerie René Drouin, est virulent. Il expose clairement la philosophie de Dubuffet : « Les idées, et l’algèbre des idées, c’est peut-être une voie de connaissance, mais l’art est un autre moyen de connaissance dont les voies sont tout autres : c’est celles de la VOYANCE ».

LE 10 SEPTEMBRE à 18h : Six petites histoires d’Art Brut

Les jeunes lecteurs et leurs parents apprécient cet album documentaire qui dresse le portrait de six artistes d’art brut. Sa fantaisie débridée offre un captivant voyage au pays d’artistes jugés trop turbulents, voire inaptes pour cause d’excès de sensibilité. Sophie Chabalier a su se mettre à exacte hauteur de ces créateurs. Elle viendra de Suisse pour présenter son livre illustré au Musée du Niel et échanger avec eux sur la Collection d’Art Brut de Lausanne.

LE 12 SEPTEMBRE à 19h : L’art qui guérit

Produire de l’art, contempler l’art, comment la création agit sur l’artiste et sur le spectateur ? Si les philosophes ont les premiers pressenti l’impact du beau et de l’art sur le cours de notre existence, sur notre humeur, notre état d’esprit et notre santé, leurs thèses sont désormais confirmées par les neurosciences, qui nous révèlent comment notre cerveau et notre corps entrent en résonance avec la création artistique sous toutes ses formes. Nous savons aussi que grâce à l’interaction avec les oeuvres, grâce aux émotions qu’elles suscitent, notre mémoire va se trouver stimulée et enrichie. Neurologue ayant étudié la neurophysiologie, la neuropsycho-pharmacologie et la médecine chinoise, Pierre Lemarquis est spécialisé sur les liens existant entre le cerveau et l’art. Attaché d’enseignement en éthologie à l’université de Toulon, il effectue des recherches au sein du groupe « vieillissement et résilience » de Boris Cyrulnik portant sur les effets de la musique et autres activités artistiques. Il présentera au Musée du Niel le fruit de ses derniers travaux.

Cela sera aussi l’occasion de découvrir la maison d’édition l’Art-Dit consacrée à l’art et à l’humanisme, grâce à la présence de Catherine Strumeyer, sa directrice.

« On se fait happer par une oeuvre d’art. On rentre à l’intérieur, on est d’accord pour le faire. Elle nous caresse alors en stimulant plein de bonnes hormones dans le cerveau, et nous donne envie de vivre. » Pierre Lemarquis

En pratique :
Exposition Dubuffet et les magiciens – Expressions singulières 1945 – 2000 jusqu’au 2 novembre 2025
Informations et réservations sur la billetterie en ligne du musée : www.museeduniel.com