SAINT-RAPHAËL : Le Collectif StopLNPCA répond à la Région
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SAINT-RAPHAËL : Le Collectif StopLNPCA répond à la Région
Le Collectif StopLNPCA a organisé le 20 juillet une conférence de presse qui a réuni une centaine de participants, citoyens et élus.
En début de semaine, la Région a réagi à cette conférence en diffusant un flyer qui affirme un grand nombre de contre-vérités. Renaud Muselier a par ailleurs déclaré dans la presse : « On ne peut pas dire tout et n’importe quoi ». Le Collectif StopLNPCA répond aujourd’hui à ces affirmations point par point, en s’appuyant sur des documents publiés par la Région et la société de financement de la LNPCA. Leurs informations, factuelles et étayées, sont résumées dans un communiqué de presse.
Un collectif citoyen
Le Collectif StopLNPCA rappelle qu’il est un mouvement citoyen rassemblant des habitants, viticulteurs, hôteliers, commerçants, défenseurs de l’environnement, d’opinions diverses mais partageant la même volonté de rejeter le projet de ligne à grande vitesse, défini dans les phases 3 et 4 du projet LNPCA. Le collectif se félicite que de nombreux élus aient répondu positivement à leur invitation à la conférence de presse du 20 juillet. Ils se définissent comme un mouvement apolitique accueillant le soutien des élus de leur territoire, quelle que soit leur opinion.
La LNPCA : une ligne à grande vitesse
Le projet LNPCA est divisé en deux étapes principales : les phases 1 et 2 concernent la refonte ou le transfert de certaines gares et le réaménagement de nœuds ferroviaires, tandis que les phases 3 et 4 sont consacrées à la construction d’un nouveau tracé à haute vitesse. Le collectif soutient le développement du « train du quotidien » pour améliorer la qualité du trafic ferroviaire, mais s’oppose fermement à la construction de la ligne à haute vitesse prévue dans les phases 3 et 4, en raison de ses impacts budgétaires, économiques, patrimoniaux et environnementaux inacceptables.
Impacts environnementaux et économiques
Le dossier d’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique décrit le projet dans le détail, notamment son tracé. Ce tracé contourne la gare de Saint-Raphaël et traverse l’Estérel, confirmant les impacts patrimoniaux, économiques et environnementaux décrits : 1200 parcelles menacées d’expropriation, 2000 ha de biodiversité rasée, 250 ha de parcelles agricoles et viticoles menacées. Renaud Muselier a déclaré : « On ne peut pas dire que le projet va défigurer nos paysages puisque les besoins fonciers se limitent à 0,7 hectares de terres agricoles et 2,75 hectares d’espaces naturels ». Le collectif souligne que ces chiffres concernent uniquement les phases 1 et 2, et non les phases 3 et 4.
Un gouffre budgétaire avéré
Le tract diffusé par la Région précise : « 3.6Mds € de budget : loin des 14Mds € fantasmés ». Le coût global du projet s’élèverait effectivement à 14,6 milliards d’euros, avec une répartition du financement annoncée à 40 % pour l’État, 40 % pour les collectivités locales et 20 % pour l’Union européenne. Ce financement européen est très incertain. Le procès-verbal du conseil d’administration de la SLNPCA du 18 mars 2025 précise : « l’engagement maximum de 40% des collectivités, qui une fois atteint, sera potentiellement à moduler selon les financements européens ». Les collectivités territoriales devront combler les manques de financement et les dérapages budgétaires du projet.
Le Collectif StopLNPCA reste mobilisé pour obtenir l’annulation des phases 3 et 4, proposer une alternative respectueuse du territoire, de ses habitants et de l’argent du contribuable. Il en va également de la crédibilité des décideurs politiques, qui doivent apporter aux citoyens toute la transparence qu’ils sont en droit d’attendre. La démocratie en a impérativement besoin.


