Passer au contenu principal

TOULON : La Mission Jeanne d’Arc 2025 prendra fin dan…

Partager :

TOULON : La Mission Jeanne d’Arc 2025 prendra fin dans le Grand Nord

Depuis février, près de 800 militaires français ont embarqué pour une mission stratégique de cinq mois à bord du Mistral et du Surcouf, formant le « Groupe Jeanne d’Arc ».

Depuis le 24 février et jusqu’à mi-juillet, près de 800 militaires, dont 640 marins et 151 officiers-élèves, ainsi que 150 soldats de l’armée de Terre, ont pris la mer à bord du porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral et de la frégate type La Fayette (FLF) Surcouf. Cette mission, baptisée « Groupe Jeanne d’Arc », s’étend sur cinq mois et vise à renforcer la coopération internationale et la sécurité maritime.

Une mission stratégique dans l’océan Atlantique

La première phase du déploiement s’est concentrée dans l’océan Atlantique, entre l’Afrique et l’Amérique latine. La présence du Groupe dans cette zone avait pour objectif de garantir la sécurité maritime, notamment à travers des missions de lutte contre les narcotrafics, en collaboration avec l’Armada de Colombie. Les armées françaises ont également renforcé leur coopération avec les forces brésiliennes, en partageant des défis communs tels que la surveillance des frontières, la sécurité maritime et la lutte contre les trafics illicites.

Cette collaboration s’est concrétisée par un exercice amphibie conjoint à Fortaleza, dans la continuité des actions menées l’année précédente avec l’exercice FORTALEZA 25.

Partenariat stratégique avec les États-Unis et l’OTAN

Après ses activités avec le Brésil et un passage en zone Caraïbes avec la Colombie, le Groupe a poursuivi sa mission en longeant l’Amérique du Nord. La Marine nationale entretient un haut niveau d’interopérabilité avec l’US Navy, avec laquelle elle développe des compétences et des réflexions stratégiques communes. Cette coopération s’inscrit dans le cadre de l’OTAN et a permis la réalisation d’exercices de grande envergure, comme CHESAPEAKE25, au large des côtes américaines. Cet exercice a mis en lumière la capacité de planification commune des deux marines et leur interopérabilité.

La mission se terminera dans le Grand Nord, une région aux enjeux stratégiques variés. La France y maintient une coopération active avec les pays scandinaves, notamment la Norvège, avec laquelle elle organise des exercices bilatéraux comme NJORD25.

Un déploiement intensif pour les officiers-élèves

Pour les futurs officiers de Marine, cette mission représente l’aboutissement de deux ans et demi de formation à l’École navale de Lanvéoc-Poulmic. Durant plus de cinq mois, les officiers-élèves effectuent plus de 100 jours en mer, ponctués d’heures de quart, d’exercices internationaux, d’opérations et de périodes d’instruction dispensées par les équipages des deux bâtiments et leurs instructeurs.

À la fin de la mission, les officiers-élèves participeront à l’exercice de synthèse ETENDARD25, qui mettra en application l’ensemble des savoir-faire techniques et opérationnels acquis durant ce déploiement intensif.

Cette mission, riche en défis et en apprentissages, illustre l’engagement de la France dans la coopération internationale et la sécurité maritime. Elle témoigne également de la préparation rigoureuse des futurs officiers, appelés à naviguer dans un monde où les enjeux stratégiques évoluent constamment.

Photos Marine nationale.