PARIS : Contre les déserts médicaux, former au plus près du…
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PARIS : Contre les déserts médicaux, former au plus près du territoire
Présentation par le Premier ministre du plan d’action pour renforcer l’accès aux soins des Français.
LES MESURES ENGAGÉES DEPUIS 2017
DIVERSIFIER L’ORIGINE GÉOGRAPHIQUE ET SOCIALE DES ÉTUDIANTS EN PERMETTANT À PLUS DE JEUNES D’ACCÈDER AUX ÉTUDES EN SANTÉ, SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE
24 départements n’ont aujourd’hui pas d’accès aux études de santé alors que 50 % des médecins généralistes formés exercent à moins de 85 km de leur lieu de naissance et qu’une installation sur deux est située à moins de 43 km de l’université d’internat (INSEE Première, 2024). Pour favoriser une meilleure répartition des étudiants sur l’ensemble du territoire et lever les freins qui peuvent empêcher certains jeunes de démarrer des études de santé, il convient de susciter des vocations dans tous les milieux familiaux et dans tous les territoires.
Former au plus près du territoire
Pour cela, nous allons : Inciter les jeunes des territoires sous-denses à faire des études de santé en déployant dans les régions, les options santé dans les lycées et en intensifiant l’effort pour faire connaitre l’intérêt des études et métiers de santé (multiplication des stages, des journées portes ouvertes, etc.).
Ouvrir une 1ère année d’accès aux études de santé dans chaque département, au sein d’une université, d’un autre lieu de formation ou depuis des campus connectés , en appui des élus locaux très investis et qui se sont emparés du sujet dès la rentrée 2026.
Mobiliser les internes et les docteurs juniors sur l’ensemble du territoire
Mettre en œuvre la 4ème année d’internat de médecine générale dès le 2 novembre 2026 avec une valorisation très forte pour la réalisation des stages en zone très sous-dense. Rendre obligatoire des stages en dehors des grandes villes et des CHU dès la rentrée 2026.
Augmenter sans attendre le nombre de médecins formés
Transformer le modèle actuel dit « numérus apertus » en priorisant les besoins de santé des territoires dans la définition du nombre de place minimal à ouvrir en 1ère année d’études de santé.
Faire évoluer le système PASS/LAS vers un modèle national d’accès unique aux études de santé (possibilité de candidater aux études de santé chaque année du cycle de licence).
Faciliter l’intégration des étudiants français partis faire leurs études en Europe après une vérification des compétences.
Mieux accueillir les médecins à diplôme non européen (PADHUE) dans le système de santé par une réforme et une simplification des épreuves de vérification des connaissances (EVC).
Favoriser les passerelles vers les études de santé avec des intégrations en 2ème cycle des études médicales après évaluation.
SOURCE : Pacte de lutte contre les déserts médicaux.
