PARIS : Printemps des services publics, une trajectoire dog…
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PARIS : Printemps des services publics, une trajectoire dogmatique
Le collectif Nos services publics, aux côtés d’une large coalition d’associations, syndicats, ONG, a lancé ce jeudi 3 avril une grande campagne qui se tiendra d’avril à juin : le Printemps des services publics.
Les services publics sont de nouveau au cœur de l’actualité après les déclarations du Président de la République du 5 mars et plus récemment du Premier ministre. Alors que l’inquiétude autour du recul des services publics est une préoccupation très largement partagée dans notre société et qu’ils ont été massivement définancés dans les dernières années, le printemps des services publics vise à mettre les pieds dans le plat et à réaffirmer le rôle central de l’impôt dans notre fonctionnement démocratique : “les services publics, ça vaut le coût !”
Signé par plus de 600 dirigeants syndicaux, associatifs, fonctionnaires, intellectuels, artistes, citoyennes et citoyens, l’appel lançant le printemps est paru le jeudi 3 avril dans Le Monde et porte un message clair : « Face aux crises, ne choisissons pas entre les enjeux de sécurité et la reconstruction des services publics«
D’avril à juin, des dizaines d’initiatives se tiendront sur un large champ de priorités (santé, climat, éducation, justice, précarité, genre, etc.) avec une programmation variée d’événements qui invite à la réflexion, à la mobilisation et à la fête autour des services publics.
Une trajectoire dogmatique
Les attaques de plus en plus fréquentes contre la recherche, l’éducation, la justice, la culture, l’environnement, la santé publique, les politiques d’accueil ou l’aide au développement nous le montrent : partout dans le monde se déploie un projet inédit de casse de la démocratie. Sur la scène internationale, ces attaques s’accompagnent d’une tentation de fermeture des frontières, d’un mépris du droit international et d’une montée des régimes autoritaires. A l’inverse des exigences du moment, l’allocution d’E. Macron le 5 mars dernier a semblé profiter de ce bouleversement pour poursuivre une trajectoire dogmatique : augmenter les impôts serait impossible, investir dans notre défense nécessiterait donc « des réformes, des choix, du courage ». Le message est clair : il faudrait piocher dans la protection de l’enfance pour financer l’armement, réduire les retraites pour améliorer le renseignement, fragiliser l’hôpital au profit de l’industrie militaire. Les services publics et leurs agents sont de nouveau en ligne de mire.
SOURCE : Printemps des services publics.


