MARSEILLE : CPME Sud – Suppression des CESER, une men…
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MARSEILLE : CPME Sud – Suppression des CESER, une menace pour la démocratie économique régionale
| Après le vote de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale du 24 mars dernier, actant la suppression des Conseils économiques sociaux et environnementaux régionaux (CESER), la CPME Sud, et son président Alain GARGANI, réagissent.
Les CESER rassemblent en région les forces vives autour des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Ils incarnent une démocratie sociale active se nourrissant des attentes de la société civile, une parole collective responsable ancrée dans les réalités du terrain. Grâce à la rédaction de leurs avis, rapports, et communications, les CESER analysent, anticipent, éclairent et conseillent sur de nombreux sujets essentiels liés au développement des régions et offrent de nombreux outils d’aide à la décision. Avec la suppression de ces organes, qui sont au nombre de 23 sur le territoire national parmi lesquels le CESER de la Région Sud, ce sont autant de partenaires indispensables à la prise de décisions des régions qui disparaissent. Si leur coût est inférieur à 0,1 % du budget régional, leur efficacité, en revanche, est précieuse. La CPME SUD prend donc position pour le maintien des CESER et affirme sa volonté de modernisation de cet organe et ce, afin d’accroître leur légitimité, leur diversité, leur transparence et leur impact. Au lieu de les supprimer, il est nécessaire de renforcer leurs missions d’évaluation des politiques publiques, ainsi que la possibilité qu’ils soient saisis par le préfet, les groupes d’opposition régionale ou par pétitions citoyennes qualifiées. “Le Ceser est le seul lieu d’échange de la société civile dans toutes ses différences. Il émet des avis éclairants. C’est un déni de démocratie que de proposer des économies de bout de chandelle ! A la CPME SUD nous sommes opposés à sa suppression” ajoute Alain GARGANI, Président de la CPME SUD. Dans un moment de défiance démocratique, les CESER renforcent la transparence, l’acceptabilité et l’implication de la société civile dans les choix collectifs. Leur suppression risquerait de coûter cher en creusant encore l’écart entre la réalité du monde économique et les décisions politiques et ce, avec un gain quasi marginal pour les finances publiques. |


