NICE : Croisières maritimes, depuis 2015, augmentation de 2…
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NICE : Croisières maritimes, depuis 2015, augmentation de 25% des émissions à Nice
Christian Estrosi fait le choix de la santé publique des habitants.
La CCI Nice Côte d’Azur a publié une étude sur l’impact économique des mesures de régulation des croisières présentées en conseil portuaire le 7 mars dernier par Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, aux côtés de Roger Roux, Maire de Beaulieu-sur-Mer, Vice-président de la Métropole délégué aux Affaires portuaires et maritimes et Christophe Trojani, Maire de Villefranche-sur-Mer.
Cette étude se concentre sur la modélisation des mesures annoncées comme effectives à partir du mois de juillet 2025 : limitation à 65 escales maximum par an sans dépasser une par jour, 2500 passagers par navire en rade de Villefranche, 450 passagers à Nice.
Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur : « L’étude de la CCI évalue les impacts directs et indirects en matière économique, mais oublie de prendre en compte la récente étude réalisée par ATMOSUD sur l’impact de ces mêmes croisières sur la qualité de l’air et la santé publique des habitants de la Métropole. Le prisme économique ne peut pas être le seul critère de décision. L’étude d’ATMOSUD a mis en avant qu’en ce qui concerne la ville de Villefranche-sur-Mer, le secteur du maritime représente le principal émetteur d’oxydes d’azote, avec 48 tonnes chaque année, soit 71% du total des émissions sur la commune. Elle souligne par ailleurs que depuis 2015, les émissions des croisières sont en augmentation de 25%, avec des panaches de fumée touchant lors d’une même escale, Nice, Villefranche, Beaulieu et Saint-Jean-Cap-Ferrat. Tout cela a évidemment des conséquences pour la santé des habitants. Lorsque de telles évolutions en matière de pollution et de risques sanitaires me sont présentés, il est de mon devoir et de ma responsabilité de prendre des mesures adaptées et équilibrées pour y répondre. C’est tout le sens du tourisme choisi, plutôt que celui du tourisme subi.
Au niveau de la Métropole, nous avons fait notre choix et notre stratégie porte ses fruits grâce à l’accueil de grands évènements internationaux dont les retombées dépassent largement le chiffre avancé par l’étude de la CCI. A elle seule, l’arrivée du Tour de France le 21 juillet 2024 a généré 60 millions d’euros de retombées économiques ; l’Etape du Tour, le 6 juillet 2024 c’est 37,3 Millions d’euros. En 2023, la Coupe du Monde de rugby a généré 148 Millions d’euros dont 134 liés aux visiteurs étrangers ; l’Ironman c’est 22,5 millions d’euros de retombées économiques. L’Euro 2016 avait généré 177 Millions d’euros sur 3 semaines. Quant à l’événement le plus récent, le Carnaval de Nice, il a rapporté cette année près de 35 Millions d’euros de retombées économiques.
Je rappelle aussi que la croisière ne génère pas plus de 4% du flux touristique annuel, une part marginale qui ne bénéficie pas directement à notre hôtellerie, et avec des retombées limitées sur la restauration. L’essentiel du budget d’un croisiériste est capté par les compagnies de croisière avec des offres « all-inclusive ». Les clients des très grands navires restent peu de temps et ne vont pas dans les hôtels azuréens ».

