PARIS : [Étude CNL] Le mariage entre le livre, le cinéma et…
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PARIS : [Étude CNL] Le mariage entre le livre, le cinéma et l’audiovisuel, une valeur sūre aux effets vertueux
Les adaptations cinématographiques et audiovisuelles françaises d’œuvres littéraires : un mariage fructueux aux effets vertueux.
Vendredi 28 mars, le Centre national du livre (CNL) a dévoilé les résultats de sa nouvelle étude, réalisée par le cabinet BearingPoint, sur les adaptations cinématographiques et audiovisuelles d’œuvres littéraires produites et sorties en France entre 2015 et 2023. Cette étude, menée en collaboration avec le CNC et la SCELF, se concentre sur la production française après une précédente analyse publiée en 2023, qui portait sur les adaptations littéraires dans six pays clés sur la période 2015-2021. Basée sur l’analyse de plus de 4 200 titres, cette étude vise à apporter un éclairage inédit sur la place des adaptations littéraires dans la production cinématographique et audiovisuelle française.
Principales conclusions de l’étude :
– Les adaptations d’œuvres littéraires représentent 17 % des œuvres cinématographiques et audiovisuelles de fiction produites et diffusées en France entre 2015 et 2023 (14 % en incluant les documentaires). Sur cette période, le volume global d’adaptations a augmenté de 28 %, dans les mêmes proportions que le reste des productions françaises (+27 %). Cela montre qu’une augmentation de la production totale entraîne une hausse proportionnelle des adaptations.
– Le genre « famille/animation » enregistre le taux d’adaptation le plus élevé (31 %). Au cinéma, les genres « famille/animation » (ex. : L’école buissonnière) et « biographie » (ex. : La fille de Brest) affichent les taux d’adaptation les plus élevés (respectivement 41 % et 32 %). En audiovisuel, les genres « action/aventure » (ex. : Germinal) et « SF/fantastique » (ex. : Theodosia) arrivent en tête (23 % chacun).
– Les adaptations littéraires représentent 21 % des entrées générées par les productions françaises sorties au cinéma en France, avec une moyenne de 343 000 entrées par adaptation, contre 260 000 pour les autres films. Cela représente en moyenne 30 % d’entrées supplémentaires pour les films adaptés d’œuvres littéraires (ex. : Sur les chemins noirs ; Valérian).
– Les adaptations cinématographiques connaissent également un succès à l’international et dans les palmarès : 21 % des productions françaises les plus exportées (top export Unifrance) sont des adaptations littéraires (ex. : Le Petit Prince ; Les Trésors du petit Nicolas ; Elle). De plus, 25 % des films nommés dans les principales catégories des Césars (meilleur film, meilleur film d’animation, meilleur film documentaire) sont des adaptations (ex. : La Nuit du 12 ; Ma vie de Courgette ; Retour à Reims).
– En audiovisuel, les volumes d’adaptations ont fortement augmenté en une dizaine d’années (+48 % pour l’ensemble de l’audiovisuel, séries et unitaires confondus). Par ailleurs, 17 % des fictions ayant généré le plus d’audience sur les chaînes françaises en clair (top 20 audiences en clair Arcom) sont des adaptations littéraires (ex. : Jacqueline Sauvage ; Le Temps est assassin ; Une chance de trop).
Du côté des livres adaptés :
– La quasi-totalité (92 %) des adaptations cinématographiques et audiovisuelles françaises proviennent de textes parus à partir de 1901, faisant encore majoritairement l’objet de droits d’adaptation. Près d’un quart (24 %) sont issus de livres publiés après 2015, démontrant l’attrait des producteurs français pour des parutions littéraires récentes. En outre, 6 % des adaptations concernent des livres publiés moins de 3 ans auparavant, indiquant que ces ouvrages ont été optionnés rapidement après leur sortie ou avant leur publication (ex. : Réparer les vivants ; Le Bal des folles ; Marion, 13 ans pour toujours ; Clémenceau, la force d’aimer).
– 61 % des adaptations cinématographiques et audiovisuelles de production française sont tirées de livres de littérature générale (41 % de romans contemporains et 14 % de polars). 20 % proviennent d’ouvrages de non fiction, 12 % de bandes dessinées (dont 4 % de BD jeunesse) et 8 % de littérature jeunesse (hors BD).
– Pour la majorité des livres, la sortie de leur adaptation entraîne un regain de leurs ventes papier : 61 % des livres ont bénéficié d’un rebond de leurs ventes en France après la sortie de leur adaptation (28 % ont même plus que doublé leur volume de vente). Cet effet est encore plus marqué au cinéma (67 %) qu’en audiovisuel (50 %).
Pour Régine Hatchondo, présidente du CNL : « Les résultats de cette étude montrent que les adaptations de livres enregistrent de belles performances en matière d’entrées, d’audience et de reconnaissance, au cinéma comme dans l’audiovisuel, mais aussi en matière de ventes d’exemplaires papier pour les ouvrages concernés. Il y a là un effet vertueux pour ces deux industries culturelles, qui ont tout à gagner à se rapprocher ».
Les résultats complets de l’étude seront présentés au Festival du livre de Paris, vendredi 11 avril à 12h, au Salon international.
Ils sont également disponibles sur le site internet du CNL : www.centrenationaldulivre.fr


