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TOULON : La guerre de haute intensité, une fiction française

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TOULON : La guerre de haute intensité, une fiction française

Nos armées ne sont pas prêtes pour la guerre de haute intensité que le président Macron imagine avec d’autres dirigeants européens.

Elles ne le sont pas car nos armées étaient déjà en surchauffe et en dépassement de leurs contrats opérationnels avant même cette guerre en Ukraine.

Depuis la chute du mur de Berlin, nos armées souffrent d’une inadéquation entre le budget, les moyens, les missions et les ambitions que le pouvoir affiche.

On aurait pu croire qu’avec l’apparition de l’Intelligence Artificielle notamment, la haute technologie remplacerait les officiers, les soldats, les marins, les aviateurs. C’est une grave erreur car la guerre repose sur des hommes et des femmes en nombre suffisant, et il est sain qu’il en soit ainsi.

Certes, la France dispose de la seule vraie armée opérationnelle en Europe (avec la Grande-Bretagne dans une moindre mesure). Les armées françaises restent craintes, redoutées et respectées. Leur excellence est reconnue jusqu’aux États-Unis. Mais, elles sont à l’os et travaillent dans l’inconfort et au-delà de leurs contrats opérationnels.

Pour assurer la défense de la France, il faut disposer d’une quantité suffisante de militaires. Mais les multiples campagnes de recrutement ne suffisent pas à remplir les casernes. Tout simplement parce que des millions de jeunes Français ne se sentent plus concernés par la défense de leur pays.

Et plus grave encore, les gouvernants de ces 30 dernières années se sont évertués à déconstruire les armées pour réduire les coûts, rationaliser les équipements et les casernes. Pour au final se contenter d’un corps pour des projections et des expéditions limitées et de courtes durées.

On ne fait pas des soldats dans une société marquée par l’assistanat, sous perfusions d’aides, sans ciment patriotique, sans forces morales, sans discipline et sans unité de la nation.

Dans une société qui ne reconnaît plus les valeurs de mixité sociale et d’égalité, qui abandonne le respect de l’autorité, la reconnaissance de l’effort, du mérite, du courage et de l’excellence, il est difficile de former de futurs militaires.

Et comment envisager de recruter des jeunes issus des banlieues qui crient, tous les jours, leur haine de la police et de la France. Certains de ces jeunes radicalisés ne reconnaissent pas la culture française, s’opposent à notre histoire, brûlent notre drapeau et bafouent nos valeurs.

Face à cette situation, le 16 mars dans le contexte international tendu autour du conflit ukrainien, le président de la République a appelé de ses vœux un réarmement du pays et qu’il annoncerait dans les prochaines semaines, une grande refonte du Service national universel (SNU) programme mis en place en 2019, « qui correspondra aux besoins de la nation et aux priorités identifiées » – sans préciser ces dernières.

Mais, en réalité, le plus grand danger pour la France, c’est Emmanuel Macron. Le président veut construire une Europe fédéraliste. Il restera jusqu’au bout de son mandat dans ce seul but. Parce que pour lui, la France en tant que nation n’existe plus.

Georges COCHET.