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PARIS : Sommet de l’IA, quelle stratégie pour l’Education nationale et l’Enseignement supérieur ?
Le sommet de l’IA a littéralement provoqué une déferlante d’annonces visant à placer la France sur la carte des technologies au niveau mondial.
L’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur et la recherche n’étaient pas en reste. La ministre, Élisabeth Borne, a présenté son plan pour intégrer l’IA dans l’éducation, mêlant ambitions et controverses. Parmi les mesures phares figurent :
- une charte encadrant l’utilisation de l’IA sur le plan pédagogique, notamment les modalités d’utilisation des IA type ChatGPT en classe ;
- une intelligence artificielle souveraine, ouverte et évolutive pour les enseignants. Cet outil, prévu pour 2026-2027, vise à assister les professeurs dans diverses tâches (préparation des cours, évaluation des élèves, correction des devoirs…) ;
- une formation obligatoire pour les élèves (4ᵉ et 2de), pour évaluer les connaissances et compétences des élèves en IA, avec un programme sur la maîtrise du « prompt » (questionner l’IA pour obtenir des résultats précis et utilisables), le fonctionnement des IA génératives, la gestion des données ou encore les impacts environnementaux de ces technologies ;
- un assistant conversationnel pour la gestion RH des fonctionnaires du ministère, destiné à aider les agents gestionnaires à répondre aux questions administratives ou réglementaires concernant les ressources humaines des plus de 1,2 million de personnels de l’Éducation nationale, leur permettant ainsi de se concentrer davantage sur les situations humaines et individuelles.
Si ces annonces ont été saluées pour leur modernité, elles ont également suscité de nombreuses critiques : besoins de formation pour les enseignants déjà dépassés par la maîtrise de l’IA par leurs élèves, obsolescence de certains outils comme MIA Seconde face aux IA génératives actuelles, dépendance accrue des élèves au numérique risquant de freiner leur développement en pensée critique…
Au-delà de l’apport de l’IA sur chacun de ces aspects, la question des inégalités scolaires reste entière. Aujourd’hui, le fossé pour la maîtrise de l’IA est particulièrement criant entre les jeunes de milieux aisés et ceux de milieux modestes. La généralisation de la maîtrise du prompt représente une piste pour donner à chaque élève des clés pour le monde de demain où l’IA sera omniprésente dans la vie quotidienne comme dans la vie professionnelle.
SOURCE : Fondation AlphaOmega.


