PARIS : L’association l’Îlot déjoue la spirale de la…
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PARIS : L’association l’Îlot déjoue la spirale de la précarité
La Fondation VINCI pour la Cité soutient l’association L’Iot à Toulon.
La remise de chèque s’est déroulée le 23 janvier en présence des élus de la ville de Toulon, des marraines, des représentants de l’association et de VINCI Autoroutes.
Le projet porté par l’association consiste en l’aménagement de 9 studios, situés en quartier prioritaire de Saint-Jean-du-Var à Toulon, dédiés à la mise à l’abri de familles avec des enfants de moins de 4 ans.
En 2023, l’Îlot a accompagné plus de 1 500 personnes en grande précarité dont du public justice dans leur parcours de réinsertion. Les résultats sont positifs : grâce à l’Îlot, ce sont des centaines de personnes qui ont réussi à décrocher qui un emploi, qui un logement autonome, qui la formation souhaitée, qui des liens apaisés avec leurs enfants. Ces résultats sont les fruits de la méthode l’Îlot, une méthode d’accompagnement à la fois global et personnalisé. Global, car il vise à restaurer les 4 piliers indispensables à une réinsertion réussie : le logement, l’emploi, la santé et les liens sociaux, familiaux. Personnalisé car il s’adapte à la singularité de chacun et travaille avec la personne accompagnée à surmonter ce qui fait obstacle à sa réinsertion.
SPIRALE DE LA PRÉCARITÉ DÉJOUÉE PAR L’ACCOMPAGNEMENT SOCIO-ÉDUCATIF
Les difficultés que rencontrent les personnes en situation de précarité s’entremêlent. Il faut des ressources pour prétendre louer un logement. Il faut une adresse pour décrocher un emploi ou percevoir des allocations. Pour avoir un emploi il faut être en bonne santé. Pour être en bonne santé il faut avoir accès à ses droits et un lieu pour recevoir des soins. Pour faire des démarches il faut savoir utiliser internet et avoir un bon moral.
Pour avoir un bon moral il faut avoir des liens sociaux positifs, ne pas être isolé ou en situation de précarité, etc. Les freins sont multiples, se nouent entre eux et réclament un appui solide, une aide compétente pour réussir à les lever. Après un bilan de la situation de chacun sur le plan administratif, professionnel, financier, médical et familial, les travailleurs sociaux des Centres d’hébergement, des dispositifs de retour à l’emploi ou des dispositifs de suivi de soins, organisent des rendez-vous individuels pour aider les personnes accompagnées à restaurer ce qui est fragile, pour observer et encourager les évolutions. En dehors de ces moments réguliers et planifiés les équipes de l’Îlot restent accessibles aux sollicitations des bénéficiaires. Leur écoute, leur professionnalisme et leur bienveillance sont moteurs pour les personnes qu’ils accompagnent.
Peu après son arrivée au CHRS Chemin Vert Monsieur B. est atteint de tuberculose et est hospitalisé pendant un mois et demi en soins intensifs. Pendant ce temps sa place au CHRS lui est gardée, et l’équipe poursuit son accompagnement. Guéri mais physiquement diminué, la suite administrative de sa situation fait l’objet de réflexion de la part de l’assistante sociale de l’hôpital et des travailleurs sociaux de l’Îlot. Monsieur B. est limité dans le champ des métiers qu’il peut désormais effectuer. Pour l’équipe du CHRS il s’agit d’aider la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) à définir si l’état de santé de Monsieur B. constitue un handicap à minima à 79%, et ainsi lui verser une Allocation adulte handicapé (AAH) ou une invalidité permanente qui lui vaudra le versement d’une pension d’invalidité. Les travailleurs sociaux ont renseigné et envoyé le dossier administratif aux différentes instances concernant cette situation, sans cette aide Monsieur B n’aurait pas réussi à constituer ce dossier indispensable à la suite de son parcours professionnel et sanitaire. Pour l’équipe il est important de proposer à Monsieur B. des formations compatibles avec son état de santé, ses compétences et ses souhaits. Monsieur B. qui a, par le passé, travaillé dans le bâtiment souhaite rester dans cette branche. S’il ne peut plus monter des échafaudages ou porter des charges lourdes, il envisage d’obtenir un emploi lié au maniement des outils comme une grue ou un chariot élévateur. L’équipe s’est enquis à la fois d’une formation CASES et de son financement par France Travail, le Compte personnel de formation (CPF) ou la mairie. En fonction de cela et du retour de la MDPH, Monsieur B. a pu se lancer dans la recherche d’un travail soit dans le milieu ordinaire soit dans un milieu protégé, type établissement et service d’aide par le travail (ESAT). C’est l’accompagnement spécifique de l’Îlot à la fois global et personnalisé qui, tout en garantissant un hébergement, marie ainsi parcours de soins, parcours administratif et parcours professionnel, pour permettre une réinsertion réussie et durable.
L’exemple de cet accompagnement montre à quel point les questions du logement, de la santé, de l’emploi et des liens sociaux sont imbriquées les unes et les autres. C’est en les résolvant que la réinsertion est réussie.
SOURCE : Association l’Îlot.


