PARIS : Une « punition » pour les collectivités locales
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PARIS : Une « punition » pour les collectivités locales
Entretien avec Charles de COURSON, Député Les Centristes & Rapporteur général du budget, dans La Gazette des Communes.
« L’État motive les 7,8 milliards d’euros d’économies réclamées aux collectivités locales par les 110 milliards d’euros de transferts financiers annuels qu’il leur attribue et par l’intégration de leur budget dans son objectif de réduction du déficit public à 3 % du PIB. Mais même si le déficit des collectivités locales, au sens de la comptabilité nationale a en effet alourdi le déficit public, le faisant passer de 0,2 % à 0,4 %, ce n’est pas une approche fondée car les collectivités sont soumises à la règle d’or qui leur interdit de s’endetter pour des dépenses de fonctionnement. Leur dette ne finance qu’une partie de leurs investissements, créateurs d’actifs. C’est de la « bonne dette ».
Alors qu’à l’inverse, l’État affiche un déficit de fonctionnement massif, et consacre une faible part de ses dépenses à l’investissement (5 % contre 30 % pour les collectivités). Lorsque les élus locaux dénoncent l’État qui leur impute ses propres déséquilibres, ils ont raison. Les responsabilités ne sont pas comparables. »
SOURCE : Les Centristes.

