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PARIS : Terra Nova – La petite enfance : un secteur à…

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PARIS : Terra Nova – La petite enfance : un secteur à bout de souffle en mal d’attractivité

Convaincu que l’égalité des chances se joue dès le plus jeune âge et que l’investissement social dans la petite enfance est un levier essentiel dans la lutte contre les inégalités sociales et pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, Terra Nova plaide depuis de nombreuses années pour le renforcement des politiques publiques en faveur de la petite enfance et a fait plusieurs recommandations en ce sens.

Aujourd’hui environ 1,3 millions d’enfants sont pris en charge par des professionnels de la petite enfance, jusqu’à leur entrée à l’école. Les solutions d’accueil du jeune enfant sont variées pour répondre aux besoins des familles. Les modes d’accueil formels peuvent être individuels ou collectifs. Pourtant, plus de 160.000 parents sont empêchés de prendre ou reprendre un emploi faute de mode d’accueil adapté à leurs besoins et à leurs moyens. Malgré la baisse de la natalité quasi continue depuis 2010, le départ à la retraite d’ici 2030 de près de la moitié des assistantes maternelles en activité aura de fortes répercussions sur la demande de places en crèche.

Depuis les travaux de la Commission des 1 000 premiers jours, l’objectif de socialiser les enfants avant leur scolarisation est désormais affiché comme aussi important que la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Des travaux en sciences cognitives, en économie et en sciences sociales, ont en effet souligné le rôle crucial de la petite enfance dans le développement des individus et l’importance de la qualité de l’accueil des jeunes enfants. L’ambition éducative et pédagogique des EAJE mérite d’être revalorisée et les pratiques professionnelles et le socle de compétences demandées doivent être enrichis et homogénéisés pour mieux prendre en compte ces nouvelles dimensions. Introduction Pour « garantir l’accueil de chaque jeune enfant », il faut créer 100 000 places supplémentaires d’ici 2027, et 200 000 à l’horizon 2030.

Or, pour parvenir à ouvrir 200 000 places de crèches, il faudra former 70 000 professionnels, qui viendront s’ajouter aux 400 000 qui travaillent actuellement dans le secteur de la petite enfance. Ces objectifs sont, en l’état, inatteignables. Quel que soit le statut juridique ou le type d’établissement considérés, le secteur est aujourd’hui en sous-effectif constant : il peine non seulement à recruter mais aussi à garder ses professionnels.

Une spirale négative est ainsi enclenchée : moins les personnels sont nombreux, plus leurs conditions de travail se dégradent, moins les métiers sont attractifs et plus la pénurie s’aggrave, ce qui entraîne des démissions, des arrêts maladie et fragilise l Il est important de noter que nous nous concentrons ici sur les professionnels des modes d’accueil collectifs. Les enjeux liés aux autres types d’accueil, notamment les assistantes maternelles qui, d’après l’enquête « Mode de garde » de la Drees de 2020, restent le principal mode d’accueil formel pour les 0–3 ans après les parents, y sont évidemment évoqués mais sans être analysés en profondeur.a qualité de l’accueil.

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