MEAUX : Présentation de no man’s land, au musée de la Grand…
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MEAUX : Présentation de no man’s land, au musée de la Grande Guerre
La future tranchée pédagogique du musée de la Grande Guerre entend concilier une parfaite représentation scientifique et historique du système de tranchée à l’échelle 1, et préserver la cohérence architecturale et scénographique du musée.
L’objectif de ce projet est ainsi de donner aux visiteurs une parfaite compréhension du système complexe des tranchées, des différents espaces qui les composent, et ainsi de remettre en contexte le quotidien des hommes dans le combat, les préparatifs, l’organisation de vie et l’attente. Implantée au coeur du parc du musée, entre les deux piliers fichés dans la colline sur laquelle est construit le bâtiment, la tranchée pédagogique jouera un rôle essentiel dans la découverte du musée. De par sa situation, elle constituera un élément central du parcours de visite. On pourra d’abord la deviner depuis le parvis, puis la visualiser depuis le hall et la coursive, puis descendre au coeur du dispositif pour la parcourir et l’expérimenter.
Le parcours du visiteur débute depuis la coursive Ouest du musée, en surplomb par rapport au dispositif de tranchée. Le public est accueilli comme s’il était lui-même une nouvelle recrue et invité à prendre connaissance du champ de bataille avant d’y pénétrer. Cette présentation se fait donc à l’arrière de la seconde ligne et « face à l’ennemi ». Positionnés sur la coursive, longues-vues et panneaux signalétiques viendront apporter des informations approfondies sur le système défensif / offensif ainsi que sur les différentes zones d’abris, poste d’observation, poste de secours, etc.
Depuis ce point de vue, des dispositifs de médiation permettant de présenter le système global de tranchée, la ligne arrière et les boyaux perpendiculaires débouchant sur la première ligne, seront installés. En fond, le visiteur aperçoit la reconstitution du no man’s land avec ses queues de cochon, ses chevaux de frise et barbelés. Un cheminement mènera à un noyau de circulation verticale permettant de descendre dans la tranchée soit par un escalier en épingle, soit par un élévateur destiné aux personnes en situation de handicap.
Comme les soldats de la Grande Guerre, le visiteur sera amené à « descendre » dans la tranchée.
L’entrée sur le champ de bataille se fera logiquement par l’arrière, par une portion de boyau débouchant sur la seconde ligne. Sur un cheminement de caillebotis au sol, inspiré des aménagements des fonds de tranchées mais adaptés aux contraintes des espaces publics et accessibles aux PSH, le visiteur découvrira un décor de tranchée hyperréaliste. Il fera une boucle, passant de la seconde ligne à la première en parcourant un premier boyau puis repassant du front aux lignes arrières grâce à un second boyau.
Une ambiance sonore – explosions, sifflements des balles, cris – accompagnera le visiteur dans son parcours. Son spatialisé et caissons de basse viendront ainsi renforcer l’immersion.
La sortie de la tranchée se fera par le parvis actuel du musée de la Grande Guerre.
LES DIFFÉRENTS ESPACES
LE NO MAN’S LAND
Le no man’s land désigne la zone neutre, ravagée et inhabitée, entre les positions des deux adversaires. Sa largeur peut varier entre quelques dizaines et quelques centaines de mètres. Des corps de soldats tués, des débris divers (ruines, vestiges d’arbres) et des milliers d’objets métalliques et en bois abandonnés (douilles, caisses de munitions, casques, bidons, queues de cochon, etc.) jonchent cet espace constellé de trous d’obus. Les défenses accessoires sillonnent le no man’s land, principalement les fils de fer. Ces défenses, projetées à quelques dizaines de mètres en avant de la tranchée sur une dizaine de mètres de large, visent à empêcher, à retarder et à canaliser la progression de l’adversaire. Pour les contrer, il faut des moyens de destruction (une grande quantité de munitions d’artillerie est nécessaire pour détruire un tronçon de quelques mètres) et inventer des moyens de neutralisation (cisailles, brouettes blindées, grappins, explosifs divers comme les chapelets de pétards).

