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ARLES : « La pudeur assassinée » par Audrey de CLAIRMONT

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ARLES : « La pudeur assassinée » par Audrey de CLAIRMONT

Dès l’âge de huit ans, Audrey de Clairmont commence à composer en dépit des railleries de son entourage.

Elle se bat pour son rêve et finit par s’imposer en remportant des prix et des distinctions.

« Depuis mon enfance, l’écriture est mon refuge afin de surmonter la réalité d’un monde où il existe trop de vilenies et insuffisamment d’entraide pour ceux qui souffrent et qui se battent chaque jour pour survivre et pour atteindre le but qu’ils se sont fixé. Si mon écriture peut vous donner la force de réagir contre leurs bourreaux alors je n’aurais pas souffert pour rien.

Extrait …

Tous les matins, Korialie épluchait soigneusement les petites annonces dans l’es- poir miraculeux d’un travail pouvant lui convenir. Au fil des jours, sa quête lui pa- raissait de plus en plus vaine. La mère Montéo, le coeur serré, suivait la montée de l’angoisse sur les traits délicats de la jeune fille. Mais ce matin-là, elle la vit s’illuminer et recopier avec avidité une adresse sur un méchant carnet qui trahissait sans ver- gogne la situation modeste de sa propriétaire. Peu de temps après, habillée avec soin, Korialie franchissait la porte d’entrée.

La mère Montéo soupira, pourvu, songea-t-elle, que cette petite ne subisse pas encore une déception.

Cependant, la petite marchait d’un pas ferme vers l’adresse indiquée. L’annonce demandait une aide secrétaire à temps complet, de préférence jeune et de bonne moralité. Korialie se demandait avec angoisse si sa mise modeste n’allait pas lui nuire, par contre le fait de sortir d’un couvent pourrait sans peine prouver sa bonne moralité. Elle se hâtait de crainte d’affronter une foule de concurrentes mieux for- mées qu’elle-même. La vue du bâtiment imposant faillit lui faire rebrousser chemin. C’était une usine où le panneau Biscuits Cumberlay semblait vouloir vous imposer la solidité de sa richesse et vous crever les yeux.

Timidement, Korialie franchit la porte du bureau et attendit avec inquiétude la personne qui allait peut-être faire tourner la roue de son destin.

Une jeune fille avenante, à peine plus âgée qu’elle, lui demanda si elle venait pos- tuler pour la place et, après le oui à peine audible de Korialie, elle lui demanda de la suivre. Brusquement, la jeune fille ouvrit une porte et, poussant légèrement Korialie, disparut sans un mot d’explication.

Une voix d’outre-tombe prononça sèchement : — Entrez et asseyez-vous.

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Korialie, une orpheline élevée dans le couvent de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, se trouve confrontée aux réalités d’un Paris aussi séduisant que dangereux au début du vingtième siècle. À dix-huit ans, démunie mais pleine d’espoir, elle croise le chemin de Pascal de Cumberlay, héritier d’une riche lignée écossaise. Son amour, ses présents et sa protection semblent promettre un avenir radieux, mais un destin tragique guette Korialie. Quelle fatalité l’attend ?