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NICE : « Pèlerinage, Julie Manet revient sur la Côte », séq…

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NICE : « Pèlerinage, Julie Manet revient sur la Côte », séquence du parcours d’exposition

Le vendredi 7 juin 2024, Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a assisté au vernissage de l’exposition « Berthe Morisot à Nice.

Escales impressionnistes » au musée des Beaux-Arts Jules Chéret en présence de S.A.R la Princesse de Hanovre, Robert Roux, Adjoint au Maire délégué à la Culture, Laurence Navalesi, Conseillère municipale subdéléguée aux Relations transfrontalières, à l’Enseignement privé et aux Cultes.

Cette exposition a été conçue dans le cadre de l’opération territoriale du musée d’Orsay pour les 150 ans de l’impressionnisme en partenariat avec le Palazzo Ducale de Gênes et avec le soutien déterminant de la famille de l’artiste.

Christian Estrosi a salué « la place qu’ont occupé Nice et la French Riviera dans l’histoire des mouvements artistiques et une exposition qui marque le début d’un nouveau cycle pour le musée des Beaux-Arts Jules Chéret. »

Ces tableaux présentés pour la première fois à Nice mettent en lumière des paysages de la Côte d’Azur, peints lors des deux séjours de Berthe Morisot sur la Riviera en hivers 1881 et 1888, et, plus largement, l’impressionnisme à Nice. Parmi les œuvres, on retrouve notamment Portrait de Berthe Morisot (1885, musée Marmottan Monet) et Portrait de Berthe Morisot et de sa fille (1885, coll. part.) mais aussi : Le Port de Nice et Les villas à Bordighera de Claude Monet, prêté par le Musée d’Orsay.

LES SÉQUENCES DU PARCOURS D’EXPOSITION

Pèlerinage, Julie Manet revient sur la Côte

La dernière section de l’exposition sera dédiée au souvenir de Berthe Morisot sur la Riviera à travers l’évocation de la présence de ses proches. En 1895, désormais orpheline de ses deux parents, Julie Manet entreprend avec ses cousines Paule et Jeannie Gobillard un voyage à travers la France et revient sur la Côte d’Azur en octobre 1899, à la poursuite de ses souvenirs d’enfance. Plus tard, elles rendront visite à Auguste Renoir au domaine des Collettes à Cagnes, lequel poursuit l’éducation artistique de Julie. Des paysages peints par Renoir (musée Renoir de Cagnes, villa Ephrussi de Rothschild, musée des Beaux-Arts de Bordeaux, musée d’Orsay) sont ainsi présentés, en regard d’œuvres de Julie Manet, qui reprennent le thème de la cueillette si souvent traité par sa mère. Ceci atteste d’un héritage réel et d’un ancrage familial sur le territoire, lancé par les deux séjours fondateurs de Berthe Morisot. Si l’artiste renonce à acheter la villa niçoise dont elle rêve en 1884, Julie séjournera régulièrement dans la région et d’autres membres de sa famille s’y établiront. Le frère de Berthe, Tiburce Morisot, qui séjourne un mois durant villa Ratti en 1889 avec femme et enfant, finira ses jours à Aspremont en 1927. Son épouse Joséphine s’éteint à Nice en 1904, sa belle-fille – l’un des modèles de prédilections de Morisot dans les années 1889-1890, Alice Gamby – sans doute également. Citons pareillement le neveu de l’artiste, Edme Pontillon, qui réside à Beaulieu et meurt à Nice, en 1959. Rappelons enfin que le cousin par alliance de Julie Manet, Paul Valéry, a été le premier administrateur du Centre Universitaire Méditerranéen à partir de 1933.