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TOULOUSE : Une scénographie immersive nous plonge dans l’excitation du départ en discothèque
Pour sa seconde édition, le Nouveau Printemps fidèle à ses valeurs d’accès à la culture, de cohésion sociale et d’inclusion, s’associe à de nombreux établissements scolaires et acteurs sociaux.
Au-delà d’un programme gratuit de visites guidées et d’ateliers jeune public, mais également d’un accès gratuit à l’ensemble des expositions et des médiations nombreuses pour les groupes scolaires et le champ social, le festival s’engage dans une démarche proactive et rend ses propositions accessibles à toutes et tous, à travers des projets participatifs avec des établissements scolaires et d’enseignement supérieur et des associations, ainsi que des propositions nombreuses et inclusives en direction des publics en situation de handicap.
Le Nouveau Printemps mène un projet pédagogique au long cours avec des collèges et lycées de l’Académie. Pendant plusieurs mois, les enseignant·e·s de spécialités d’arts plastiques d’une trentaine d’établissements scolaires vont explorer avec leurs étudiant·e·s les terrains de recherches proposés par Alain Guiraudie et ses artistes invité·e·s.
Parmi ces thématiques : les dispositifs de narration, l’archive, les formes de résistances ou encore les promesses de demain.
L’occasion pour les élèves de s’approprier ces questionnements en étant totalement libres dans l’exploration des pratiques artistiques.
Les œuvres conçues dans le cadre de ce projet feront l’objet d’une restitution collective et seront exposées le temps du festival. Le festival publiera une édition qui regroupera l’ensemble des productions des élèves, disponible gratuitement au point d’accueil du festival.
Tony Regazzoni
Production
Une scénographie immersive qui nous plonge dans l’excitation du départ en discothèque.
Des discothèques de campagne aux soirées du milieu queer parisien, Tony Regazzoni s’intéresse aux univers festifs sous toutes leurs formes, ces espaces nocturnes propices à la transgression des codes et à la réinvention de soi. Poursuivant le projet « Ultimo Impero » mené avec Aurélie Faure, Tony Regazzoni a sillonné l’Italie du nord à la recherche de vestiges d’immenses discothèques construites dans la périphérie de grandes villes entre les années 1970 et 1990. Le temps du festival, l’artiste s’empare de la Drac et déploie une scénographie immersive, rythmée par des sons et des images, qu’elles soient fixes ou animées, qui plantent le décor d’un départ en soirée. Avec le soutien de Surplus Recyclage. Remerciement à Maison Salvan ainsi que la ville de Labège qui accueille Tony Regazzoni en résidence.
Né en 1982 dans le Jura, Tony Regazzoni est diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art de Dijon (2005) et de l’École Cantonale d’Art de Lausanne (2006). Issu de cette culture rurale, à la fois préservée et laissée pour compte, il tisse des liens avec le milieu queer qui l’a accueilli en arrivant à Paris. Son travail se développe autour de l’archéologie de notre civilisation thermo-industrielle, tournée vers la performance, l’opulence de production, de communication, de progrès et de loisirs, dont il réalise un portrait souvent parodique et critique. Il pratique également le deejaying et organise des événements festifs qu’il intègre régulièrement à ses projets d’exposition : au Centre Pompidou à Paris en 2017, au CAC Chanot à Clamart en 2022 ou encore lors de son projet pour le Voyage à Nantes en 2023. Il est représenté par la Galerie Éric Mouchet à Paris, avec laquelle il vient de publier sa première monographie « Fils2Culte », avec le soutien de l’ADAGP.