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CALVI : A La Villa Calvi, la cuisine décomplexée de Can KURT

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CALVI : A La Villa Calvi, la cuisine décomplexée de Can KURT

La Villa Calvi Epicurienne, Arty et Sportive.

C’est une institution sur les hauteurs de la cité Semper Fidelis. L’une de ces aventures familiales qui voient défiler les jours heureux, et les souvenirs de générations reconnaissantes. Les étés ont ici l’odeur de l’immortelle avec un goût prononcé pour l’art contemporain, et pour toile de fond la vision d’une citadelle éternelle et la chaîne de montagnes du Monte Grosso. Au-delà de ce panorama à couper le souffle, des lignes contemporaines et d’un sens de l’hospitalité devenu légendaire, la Villa Calvi est surtout l’une des rares adresses emblématiques qui sort de sa zone de confort avec enthousiasme et curiosité. Arty, épicurienne et de plus en plus sportive, la famille Pinelli cultive le sens de l’immuable mais n’a pas son pareil pour flairer l’air du temps..

La cuisine décomplexée de Can Kurt

Il revendique une cuisine de saison et d’émotion. Simple ou plus sophistiquée, mais jamais prétentieuse. De celles qui procurent un bonheur immédiat, presque enfantin, réminiscence d’une enfance passée à Munich, à aider son père qui tenait l’un des meilleurs food truck de la ville. C’est ainsi qu’il attrape le virus de la cuisine, et surtout l’envie de « faire plaisir aux autres ». Sept ans à Londres, ville cosmopolite où l’humain est au centre – « un trait de management anglo-saxon que j’ai à coeur de cultiver aujourd’hui dans ma brigade » -, où il apprend à travailler tout particulièrement les fruits de mer et les poissons, et le voilà de retour en France. Au Chais Monnet à Cognac aux côtés de Sébastien Broda, puis au Cap Eden Roc à Antibes, où il suit ce chef dont il garde le souvenir d’une cuisine de l’instant. « Aucune mise en place mais une inspiration sur le vif, à la minute, qui oblige à sortir de sa zone de confort et produit des merveilles ». Encore un passage chez Mauro Caulagreco pour son bistrot du Maybourne Riviera à Menton, où il découvre jusqu’où peut le mener l’exigence du produit et d’un circuit court, et le voilà fin prêt à se frotter au terroir corse.

Au déjeuner d’abord, avec une table bistrotière qui sent bon les vacances, le réconfort de pâtes faites maison, d’une salade de burrata ou d’un crudo à partager. Objectif ? Renouer avec le plaisir des recettes simples, sans compromis sur les produits qui ne prennent ni bateau ni avion, à l’exception du chocolat ou des épices… Même démarche au restaurant gastronomique en soirée, avec une carte réduite au minimum, et deux menus dégustation en 3 et 5 plats. Une cuisine portée sur le végétal, les agrumes de l’île, les poissons et l’envie de légèreté. Une signature ? Ressusciter les vieux plats insulaires comme l’aziminu (soupe de poissons) ou le castagnari (pâtes à la châtaigne et au sanglier), cuisiner « maison » le pain, le beurre, les cornichons et tous les condiments qui font la différence (moutarde, etc…). « Tout ce que faisaient nos grand-mères, en somme. Cela me plaît de transmettre cet héritage aux jeunes. Qui ont le réflexe d’acheter tout ce qui constitue pourtant la base de notre cuisine » conclut ce puriste.