NICE : Nuisances olfactives, le point de situation
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NICE : Nuisances olfactives, le point de situation
En février dernier, plusieurs quartiers de Nice ont été touchés épisodiquement par une nuisance olfactive sans qu’il soit observé de conséquences sanitaires dans les services de santé d’urgence et sans signalement des médecins de ville.
Les services de l’État ont été de suite mobilisés :
Atmosud a lancé une séquence de mesures sur 4 points de surveillance (Libération, Cimiez, Rimiez, à proximité de l’Hôpital Pasteur) ciblée sur la recherche des polluants suivants : Composés Organiques Volatils (COV), sulfure d’hydrogène (H2S, responsable de l’odeur d’œuf pourri) et particules fines (PM).
Dès le 13 février, les services de la DREAL ont opéré un contrôle sur la centrale de production de bitume exploitée par la société SECA (filiale Eiffage-Colas), située sur la commune de la Trinité. A ce moment-là, les conclusions de ce contrôle n’ont pas permis d’établir de manière formelle un lien de causalité avec la production industrielle de bitume à base de poix, ni d’étayer scientifiquement les fortes présomptions pesant sur cette activité comme pouvant être à l’origine de ces nuisances.
Pour autant, les investigations de la DREAL ont continué dans cette zone resserrée, et notamment par le biais de vérifications documentaires précises sur les périodes de production de la centrale SECA.
L’examen par sondage réalisé par comparaison des périodes récentes d’enregistrement des plaintes et l’historique de la production industrielle de bitume de la centrale montre aujourd’hui qu’il existe une corrélation entre les périodes de signalements récents des riverains et celles de production. Une modélisation d’AtmoSud positionne également la localisation de la source proche de la centrale avec un niveau de probabilité de 50 à 80 %.
Dans le même temps, les autres pistes envisagées ont été écartées par la Métropole Nice Côte d’Azur.
Par courrier du 26 mars, le Préfet des Alpes-Maritimes a demandé à l’exploitant de lui présenter, dans un délai de 10 jours, les mesures mises en place sur son site pour se conformer aux prescriptions réglementaires en matière de réduction des odeurs, fixées dans l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation.


