PARIS : Art Paris 2024 – Philippe FAVIER à la Galerie…
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PARIS : Art Paris 2024 – Philippe FAVIER à la Galerie 8+4
Depuis son origine, au début des années 1980, l’œuvre de Philippe Favier est marquée par la question de l’utopie et celle de l’hétéropie.
Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.
FRAGILES UTOPIES
Un regard sur la scène française
PHILIPPE FAVIER, GALERIE 8+4
Il ne cesse en effet de créer, à des échelles qui vont du minuscule au monumental, des mondes qui n’existent pas mais pourraient ou devraient exister, et des mondes qui n’existent qu’ailleurs (c’est-à-dire dans ses œuvres et dans notre imagination lorsque nous les regardons ou nous en souvenons), et sont souvent partiellement soustraits à l’appréhension directe. Cette création foisonnante, et qui n’a jamais cessé de l’être, procède toujours avec tendresse et humour, apparemment inoffensifs, même quand le propos est grinçant voire funèbre, qui nous attirent sentimentalement pour nous montrer petit à petit, sans jamais de certitude, que l’utopie ou l’hétérotopie sont notre condition. Les pétales de rose séchés sertis sous verre, isolés comme une île ou multipliés comme un archipel, placés dans des cadres à pollen, sont les uniques éléments qui composent les petits mondes fragiles, particulièrement épurés et élégiaques, des œuvres de la série « Rose cousin », de 2011, avec l’émail dans lequel ils sont pris, « un trait de peinture de deux millimètres de large en cernant le pourtour ».


