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LAVAL : Olivier RICHEFOU : « Les pompiers n’ont pas à…

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LAVAL : Olivier RICHEFOU : « Les pompiers n’ont pas à payer les dysfonctionnements des urgences »

Alors que les services d’urgences des hôpitaux français connaissent de plus en plus de difficultés, Olivier Richefou, Président du Conseil départemental de la Mayenne, Président du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Mayenne et président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS), dénonce ces dysfonctionnements hospitaliers qui impactent l’organisation et le travail des pompiers.

En Mayenne, comme un peu partout en France, les services d’urgence, en sous-effectifs, sont régulièrement fermés, notamment la nuit. Les pompiers se retrouvent à devoir compenser ces fermetures en devant conduire les personnes prises en charge vers des hôpitaux éloignés, parfois même hors du département : « Pendant qu’ils passent leur temps à faire du transport, ce qui n’est pas leur rôle, ils ne le passent pas à secourir des personnes. Les véhicules sont indisponibles pour d’autres missions », déclare Olivier Richefou. Il rajoute que « ce dysfonctionnement du système de santé entraîne une perte de sens du travail du sapeur-pompier. Les sapeurs-pompiers ont vocation à sauver des vies, pas à faire des kilomètres ou attendre devant un hôpital ». Cette problématique aura un impact aussi sur le recrutement et l’attractivité des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires.

Face à cette situation difficilement soutenable et aux surcoûts enregistrés par les pompiers, Olivier Richefou a, la semaine dernière, envoyé la facture aux trois hôpitaux du département et l’a également adressée à la Ministre de la Santé, Mme Catherine Vautrin. Même si le recrutement d’urgentistes reste la priorité, Olivier Richefou propose des premières solutions face à cette problématique : meilleure communication entre les services d’urgence et les sapeurs-pompiers et généralisation du numéro unique d’urgence.

« Je sais bien que l’hôpital n’a pas l’argent pour ça et il ne s’agit pas de mettre en difficulté leur gestion. Mais je veux mettre le problème sur la table et envoyer un signal au ministère de la Santé. », conclut Olivier Richefou.