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PARIS : Etude Le Lab HEYME – Une jeune femme sur deux…

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PARIS : Etude Le Lab HEYME – Une jeune femme sur deux contrainte de manquer les cours à cause des règles

Pour la première fois en France, une grande enquête dresse un état des lieux complet de la santé des jeunes femmes, de 14 à 28 ans.

 Réalisée par Opinion Way pour le fonds de dotation Le Lab HEYME, cette enquête[1] inédite s’articule autour de 4 axes : la santé (physique et mentale), les règles, la vie sexuelle & la contraception, les comportements alimentaires & les addictions.  En voici les résultats.

Une santé mentale plus fragile que la santé physique

Premier enseignement de l’étude, plus de trois quarts des jeunes femmes âgées de 14 à 28 ans (81%) estiment être en bon état de santé physique. 62% disent ainsi être en « bonne » santé et 19% en « excellente » santé. La proportion des filles en excellente santé est plus forte chez les 14-19 ans (25%). En matière de santé mentale, les scores de santé ressentie sont plus défavorables. 51% des sondées indiquent que leur santé mentale est « bonne » et 18% « excellente ». 22% précisent quant à elles qu’elle est « moyenne » et 9% la trouvent soit « fragile », soit « mauvaise ».

Sur le panel de jeunes femmes interrogées, plus d’un tiers(34%) indiquent souffrir d’une maladie chronique. Il s’agit principalement de dépression ou d’une autre maladie psychique (13%). Sont ensuite citées les maladies dermatologiques (8%), les maladies gynécologiques (7%) et les maladies respiratoires (7%).

En matière de professionnels de santé, le top 3 des médecins les plus consultés sont :

1.       Le médecin généraliste

2.       Le dentiste

3.       L’ophtalmologue

Seulement 6 jeunes femmes sur 10 indiquent consulter un gynécologue. La proportion est très faible chez les 14-19 ans (38%) puis augmente au fil de l’âge (65% entre 20 et 24 ans, 86% entre 25 et 28 ans).

Donnée préoccupante, au cours de l’année écoulée, 32% des jeunes femmes sondées indiquent avoir déjà dû renoncer à consulter un professionnel de santé. Ce chiffre atteint même 41% chez les 25-28 ans. La disponibilité du professionnel ainsi que le coût de la consultation constituent les deux principaux freins (43% et 33%).

Le collectif protecteur, première source d’information sur la santé.

Une tendance plus rassurante se dégage, le médecin traitant reste la référence n°1 pour s’informer en matière de santé (62%). Le recours aux proches demeure très fréquent : 1 jeune femme sondée sur 2 déclare rechercher de l’information auprès de sa famille et/ou ses amis. Les moteurs de recherche sur internet n’arrivent quant à eux qu’en 4ème position (31%) et les réseaux sociaux en 8ème position (15%).

Des règles qui empêchent parfois de vivre normalement

Concernant leurs règles, le ressenti des femmes interrogées est assez mitigé. Si 38% d’entre elles déclarent vivre cette période « bien » ou « plutôt bien », 31% la vivent quant à elles « mal » ou « plutôt mal ». Cela vient sans doute du fait que la quasi-totalité des femmes (97%) ressentent des symptômes. Il s’agit principalement de douleurs abdominales (73%), de fatigue (67%), de changements d’humeur (53%), ou encore d’acné (47%) et de maux de tête (44%). 5,5 symptômes en moyenne sont cités chez les jeunes femmes durant leurs règles. Les symptômes tels que la diarrhée / constipation, les ballonnements mais aussi les nausées/vomissements s’accentuent avec l’âge.

Conséquence notable, près d’une jeune femme sur deux (47%) avoue avoir déjà manqué l’école / les cours à cause des règles. 20% précisent même être absentes plusieurs jours par an. Pour plus de quatre femmes de 14-18 ans sur cinq (82%) la raison de cette absence est la survenue de douleurs importantes.

Encore des freins à la contraception

60% des sondées indiquent utiliser une méthode de contraception.

La pilule contraceptive arrive en tête des moyens les plus utilisés (38%), suivi du préservatif masculin/externe (23%) puis, un peu plus loin derrière, du stérilet (7%). A noter : 3% des jeunes femmes utilisent encore la méthode naturelle (retrait, prise de température).

Pour les 40% des 14-28 ans qui n’ont recours à aucune méthode contraceptive, la principale raison évoquée est l’absence de relation sexuelle avec des hommes (76%). 10% déclarent craindre des effets secondaires néfastes pour leur santé. 2% ne se protègent pas par conviction religieuse.

La perception qu’ont les femmes des méthodes contraceptives est positive, plus d’une femme sondée sur deux (57%) se dit en effet « plutôt satisfaite » et 30% sont mêmes « très satisfaites ». Les 13% des 14-28 ans non satisfaites de leur contraception mettent surtout en avant les effets secondaires constatés (38%) ou la peur d’en avoir (31%).

Une alimentation plutôt équilibrée

41% des jeunes femmes disent veiller à avoir une alimentation saine et équilibrée dans leur quotidien, 26% d’entre elles y font attention mais de manière irrégulière. Enfin, alors que 3% indiquent calculer toutes les calories de leurs repas, 15% précisent au contraire ne pas faire attention à ce qu’elles mangent.

Plus elles avancent en âge, plus les femmes déclarent suivre ou avoir suivi un régime afin de perdre du poids. De 16% pour les 14-19 ans, cette proportion passe à 19% pour les 20-24 ans et atteint 27% pour les 25-28 ans.

L’addiction la plus forte est celle aux écrans

En matière d’écran, 65% des jeunes femmes sondées estiment y passer trop de temps. Parmi celles-ci, plus de la moitié (53%) y consacrent plus de 4 heures quotidiennes.

Si 65% des 14-28 ans déclarent ne jamais s’adonner à des jeux d’argent et de hasard, 5% confessent y jouer tous les jours ou presque, 5% toutes les semaines et 6% tous les mois.

Concernant les produits illicites, si 78% des sondées déclarent ne jamais en avoir consommé, 15% des jeunes femmes ont déjà consommé du cannabis, 9% ont quant à elles fait usage du poppers, 4% de la codéine, 3% de l’ecstasy/MDMA, 3% du protoxyde d’azote, 3% de la cocaïne et 1% des amphétamines. 

Une consommation d’alcool toujours ancrée 

S’agissant de l’alcool, 42% des sondées disent en consommer 1 fois par mois ou moins/ pour les grandes occasions. 16% en consomment de 1 à 2 fois par semaine, 5% avec une fréquence de 3 à 4 fois par semaine et 1% quotidiennement. L’alcool est principalement consommé pour « relâcher la pression » (49%) et pour être plus à l’aise dans ses relations (23%).

Pour ce qui est du tabac et de la vapote, 10% des jeunes femmes indiquent être des fumeuses régulières et 4% vapotent tous les jours.

Afin de limiter la consommation de certaines substances ou pratiques addictives, les jeunes femmes préconisent spontanément l’interdiction et la sanction ainsi que dans une même proportion la prévention et la sensibilisation.

A propos du Lab HEYME

Lancé en 2017, Le Lab HEYME est un fonds de dotation ayant pour objet d’organiser et de soutenir des actions à but non lucratif et d’intérêt général dans le domaine de la santé. Le Lab HEYME mène notamment des actions de prévention et de promotion de la santé auprès des jeunes, mais aussi des familles, des équipes éducatives et des professionnels de santé qui les entourent. Avec pour mission de donner aux jeunes les clés leur permettant d’être acteurs de leur santé, le Lab HEYME déploie une approche positive, valorisante et de terrain sur des sujets de santé publique actuels.

Plus d’informations sur : https://lelab.heyme.care

[1] Méthodologie : Échantillon de 1001 femmes françaises entre 14 et 28 ans, représentatif de cette population. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères d’âge, de région de résidence et d’activité/d’inactivité. Les interviews ont été réalisées du 09 au 17 janvier 2024 par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI.