
PARIS : L’Italie aux urnes
Le 4 mars prochain, les Italiens se rendront aux urnes pour élire les 630 membres de la Chambre des députés et les 315 membres du Sénat.
La coalition des droites, composée de Forza Italia (centre-droit), de la Ligue du Nord et des Frères d’Italie, semble favorite pour ces élections. À gauche, le Parti démocrate (centre-gauche) sort affaibli de cinq ans de pouvoir, avec trois présidents du Conseil qui se sont succédé avec plus ou moins de réussite. Enfin, le Mouvement 5 étoiles, un parti populiste, apparaît comme le premier parti politique d’Italie mais ses chances de gouverner sont restreintes en raison de son refus catégorique de s’allier avec d’autres partis. Néanmoins, selon les récents sondages, aucune force politique n’obtiendrait une majorité nette lui permettant de former un gouvernement, ce qui conduirait le système politique italien dans une nouvelle impasse.
Ces élections s’annoncent capitales sur le plan national et donc, par voie de conséquence, sur le plan européen. Pays fondateur de l’Union européenne, l’Italie, engluée depuis des années dans une crise économique et migratoire sans précèdent, a progressivement basculé vers un certain euroscepticisme. Ce scrutin offre la possibilité de clarifier le point de vue des Italiens sur l’intégration européenne et de connaître leur volonté de jouer, ou non, un rôle clé au sein de la zone euro.
À quelques jours des élections, cette étude dresse un état des lieux des partis candidats et de leur programme, analyse les enjeux pour l’Italie et l’Europe et s’interroge sur les différents scénarios envisageables à l’issue de ce scrutin.
Sofia Ventura,
Professeur associé de Science Politique à l’Université de Bologna, Département de Sciences Politiques et Sociales.
Elle a précédemment écrit pour la Fondation pour l’innovation politique Où en est la droite ? L’Italie, juillet 2010, 36 pages.
SOURCE : Fondation pour l’innovation politique


