PARIS : Rhizarthrose – Ces cinq idées reçues qui reta…
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PARIS : Rhizarthrose – Ces cinq idées reçues qui retardent le diagnostic d’une maladie invalidante
Touchant 2 millions de Français, la rhizarthrose est banalisée par des idées reçues qui retardent sa prise en charge, alerte la plateforme Arthrose-pouce.com.
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Une douleur en ouvrant un bocal, une gêne pour tourner une clé dans une serrure : des gestes anodins qui deviennent un calvaire pour près de deux millions de personnes en France souffrant de rhizarthrose, ou arthrose du pouce. Particulièrement invalidante, cette pathologie reste pourtant méconnue et sous-estimée, entraînant des diagnostics trop tardifs. À l’occasion de la Journée mondiale de l’arthrose, le 17 septembre prochain, la plateforme d’information Arthrose-pouce.com s’attaque aux idées reçues qui freinent la consultation et rappelle que des solutions efficaces existent à chaque stade de la maladie.
Une pathologie banalisée aux conséquences lourdes
Contrairement à l’arthrose du genou ou de la hanche, celle du pouce est souvent perçue comme un simple désagrément lié à l’âge. Cette banalisation, partagée par les patients et parfois par le corps médical, a une conséquence directe : un retard de prise en charge. Or, la rhizarthrose est une maladie évolutive. Sans traitement, la douleur s’intensifie, la force de la main diminue et une perte d’autonomie s’installe, transformant les tâches quotidiennes en véritables défis. L’enjeu d’un diagnostic précoce est donc majeur pour soulager la douleur, préserver la mobilité et ralentir la progression de la maladie.
Déconstruire les mythes pour encourager la consultation
La plateforme Arthrose-pouce.com a identifié cinq idées reçues majeures qui empêchent les patients de consulter à temps. La première est la minimisation des symptômes : « J’ai juste mal au pouce, ce n’est pas grave ». Beaucoup attendent que la douleur devienne insupportable, alors que les premières gênes intermittentes sont déjà un signe d’alerte.
Une autre croyance tenace est que la rhizarthrose ne concernerait que les personnes âgées. En réalité, elle peut apparaître dès 30 ou 40 ans, notamment chez les professionnels qui sollicitent intensivement leurs mains : artisans, coiffeurs, soignants ou encore musiciens. Les femmes, en particulier après la ménopause, sont les plus touchées.
La peur de la chirurgie constitue également un frein important. De nombreux patients l’imaginent lourde et douloureuse. Or, elle n’est jamais proposée en première intention et n’est envisagée que lorsque les traitements conservateurs (orthèses, médicaments, rééducation) ne suffisent plus. Les techniques actuelles, comme la pose de prothèse ou la trapézectomie, se pratiquent le plus souvent en ambulatoire et permettent une récupération satisfaisante en quelques mois.
Enfin, l’idée que « ça finira bien par passer » est la plus dommageable. La maladie évoluant par poussées, les périodes d’accalmie donnent une fausse impression d’amélioration. Attendre que la douleur devienne permanente, c’est risquer une dégradation irréversible de l’articulation.
Agir tôt pour préserver sa qualité de vie
Le message des spécialistes est clair : il ne faut jamais considérer une douleur persistante du pouce comme anodine. Un diagnostic précoce permet de mettre en place des stratégies thérapeutiques adaptées pour gérer la maladie sur le long terme.
« Le principal obstacle n’est plus l’absence de solutions, mais le retard avec lequel les patients consultent. Beaucoup continuent de penser qu’une douleur du pouce est une conséquence normale de l’âge ou redoutent une chirurgie qu’ils imaginent lourde. Pourtant, lorsqu’elle est indiquée, cette intervention est réalisée le plus souvent en ambulatoire et permet, après une récupération progressive, de retrouver durablement une fonction satisfaisante du pouce », explique Elisa Aujogue, porte-parole de Arthrose-Pouce.com.
À propos d’Arthrose-pouce.com
La plateforme Arthrose-pouce.com (https://arthrose-pouce.com) est un site de référence entièrement dédié à la rhizarthrose, destiné aux patients et à leurs proches.
Avec près de 22 000 visiteurs mensuels, elle propose plus de 50 contenus pédagogiques, des interviews de spécialistes, des témoignages de patients et des explications claires sur les différentes étapes de la prise en charge.
Le site met également à disposition un annuaire de plus de 430 professionnels de santé spécialisés dans cette pathologie, afin d’aider les patients à trouver un praticien près de chez eux et à agir avant que la douleur ne devienne un handicap.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

