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MARSEILLE : Santé – L’ARS sur le pied de guerre…

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MARSEILLE : Santé – L’ARS sur le pied de guerre face aux tensions de l’été 2026

Face à l’afflux touristique et aux fortes chaleurs, l’ARS Paca déploie un plan d’action estival axé sur la gestion des urgences, la prévention des noyades et la sécurité des soignants.

L’été en Provence-Alpes-Côte d’Azur est une période de fortes tensions pour le système de santé. Entre les congés des personnels, l’afflux de touristes et les épisodes de canicule, les services d’urgence sont chaque année mis à rude épreuve. Pour anticiper et gérer cette pression accrue, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Paca a dévoilé une stratégie globale qui s’articule autour de la prévention des risques, du renforcement de l’accès aux soins et de la protection des professionnels de santé.

Noyades : une hausse alarmante liée aux fortes chaleurs

L’un des points noirs de la saison estivale reste le risque de noyade, dont les chiffres sont en augmentation préoccupante. Durant l’été 2025, 332 noyades ont été recensées dans la région, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2024. Cette tendance régionale s’inscrit dans un contexte national alarmant, comme le révèle un bulletin de Santé Publique France. Au niveau national, 1 418 noyades, dont 409 mortelles, ont été enregistrées durant l’été 2025.

Le rapport établit un lien direct entre cette hausse et les vagues de chaleur, qui incitent à une fréquentation massive des lieux de baignade, parfois non surveillés. À titre d’exemple, durant l’épisode caniculaire du 19 juin au 8 juillet 2025, le nombre de noyades a bondi de 135 % par rapport à la même période en 2024. Face à ce constat, l’ARS intensifie ses campagnes de prévention, rappelant que la vigilance est de mise pour tous les âges et dans tous les lieux de baignade, des piscines privées aux plages et cours d’eau. L’étude complète est disponible sur le site de Santé Publique France (https://www.santepubliquefrance.fr/).

Tolérance zéro face aux violences contre les soignants

Autre enjeu majeur : la sécurité des professionnels de santé. Chaque année en France, près de 21 000 faits de violences (insultes, menaces, agressions) sont signalés en milieu de santé, fragilisant les soignants et menaçant l’accès aux soins pour tous. En réponse, l’ARS Paca, la préfecture de région et la Région Sud ont lancé un pacte régional multipartenaire inédit. L’objectif est clair : la tolérance zéro.

« Protéger celles et ceux qui nous soignent, c’est préserver notre système de santé », souligne Yann Bubien, directeur général de l’ARS Paca.

Ce plan s’articule autour de six axes stratégiques visant à prévenir les violences, protéger les professionnels, accompagner les victimes et faciliter les signalements. Parmi les mesures concrètes figurent le renforcement des partenariats avec les forces de l’ordre, la sécurisation des établissements (hôpitaux, maisons et centres de santé) grâce à des financements pour des alarmes ou de la vidéosurveillance, et un accompagnement accru pour les professionnels libéraux isolés.

Un accès aux soins renforcé sur tout le territoire

Au-delà de ces deux fronts critiques, l’ARS Paca déploie plusieurs initiatives pour garantir un accès aux soins fluide et efficace durant l’été. Un appel est lancé au grand public pour adopter les « bons réflexes » avant de se rendre aux urgences, notamment en contactant son médecin traitant ou le 15 en priorité.

L’accès à la santé mentale est également une priorité. L’ARS a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour soutenir l’installation de psychologues dans les maisons et centres de santé. Une aide financière pouvant aller jusqu’à 35 000 € par structure est proposée pour aménager un cabinet et faciliter la mise en place du tiers payant dans le cadre du dispositif national « Mon Soutien Psy », qui a déjà bénéficié à plus de 120 000 patients dans la région depuis 2022.

Enfin, l’agence multiplie les actions de terrain, comme son partenariat avec le Delta Festival 2026 pour sensibiliser les jeunes aux enjeux de santé via l’initiative « jeunesse contre le cancer », ou encore son soutien à l’hôpital de Gap (CHICAS), devenu « ambassadeur du don d’organes » après avoir signé la Charte Greffes+ le 22 juin dernier. Une approche diversifiée pour un été sous haute surveillance.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).