PARIS : Loi sur l’aide à mourir – Familles de F…
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PARIS : Loi sur l’aide à mourir – Familles de France alerte sur la priorité de l’accompagnement
À l’approche du vote final sur l’aide à mourir, l’association Familles de France plaide pour un droit effectif à l’accompagnement pour tous.
PARIS – À quelques jours du vote définitif de la loi sur l’aide à mourir, prévu le 15 juillet 2026, l’association Familles de France monte au créneau pour rappeler une exigence fondamentale : faire de l’accompagnement des personnes vulnérables une priorité nationale. Après l’adoption du texte en troisième lecture à l’Assemblée nationale le 30 juin dernier, l’organisation insiste sur la nécessité d’une vigilance accrue dans la mise en œuvre d’une loi qui touche à l’intime et à la dignité humaine.
Une société de la sollicitude
Pour Familles de France, cette avancée législative ne doit pas éclipser l’urgence de garantir un accès universel à des soins de qualité. Le mouvement réaffirme son engagement pour une société qui prend soin de ses membres les plus fragiles, en particulier les personnes malades, âgées ou en situation de handicap. Il s’agit de s’assurer que chacun puisse bénéficier de soins palliatifs accessibles sur tout le territoire et d’un soutien humain, psychologique et social adapté à ses besoins.
L’association définit la sollicitude non comme une simple valeur, mais comme un « engagement collectif » visant à « entourer, écouter, soulager, soutenir et accompagner la personne jusqu’au terme de sa vie, sans jamais la laisser seule face à la souffrance, au découragement ou au sentiment d’abandon ».
Un système de santé sous tension
Cet appel intervient dans un contexte de fortes pressions sur le système de santé français. L’association pointe les difficultés d’accès aux soins, les inégalités territoriales persistantes, le manque de professionnels qualifiés et l’épuisement des aidants familiaux. Ces réalités, vécues par des milliers de familles, constituent une toile de fond préoccupante pour la mise en application de la nouvelle loi.
Dans ces conditions, Familles de France estime indispensable que toute demande d’aide à mourir fasse l’objet d’un accompagnement approfondi en amont. L’association souligne que derrière une telle requête peuvent se cacher des détresses multiples : douleur physique, mais aussi peur, solitude, dépression ou le sentiment de devenir un fardeau pour ses proches.
Faire de l’accompagnement un droit effectif
Face à ces enjeux, Familles de France appelle solennellement les pouvoirs publics à transformer l’accompagnement en un droit réel et effectif pour tous. Cela passe par plusieurs mesures concrètes : un développement ambitieux et continu des soins palliatifs, un renforcement du soutien psychologique, une meilleure aide aux aidants familiaux et une lutte accrue contre l’isolement social.
L’organisation demande également que chaque demande d’aide à mourir soit soumise à une évaluation globale, qui prenne en compte non seulement les aspects médicaux, mais aussi les dimensions psychologiques, sociales et familiales. La vigilance sera de mise, prévient l’association, pour que « jamais une demande de mort ne trouve son origine dans un défaut de soins, d’accompagnement ou de soutien ».
Porte-voix d’une politique de fin de vie fondée sur la solidarité et le respect, Familles de France conclut son plaidoyer par une conviction forte, rappelant que la liberté ne peut être totale sans un accès équitable à toutes les options.
« La véritable liberté de choisir suppose que toutes les alternatives aient été pleinement offertes. »
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
