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PARIS : Mémoire – Le mouvement Peuple Pied-Noir dénon…

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PARIS : Mémoire – Le mouvement Peuple Pied-Noir dénonce le silence sur le 5 juillet 1962

À l’approche de l’anniversaire du 5 juillet 1962, le mouvement Peuple Pied-Noir fustige l’oubli de cette date qu’il juge tragique.

Dans un communiqué publié ce vendredi 3 juillet 2026, le mouvement Peuple Pied-Noir déplore que la date du 5 juillet 1962 soit « passée sous silence ». L’organisation considère cet événement comme un tournant funeste dans l’histoire des Français d’Algérie, marquant la fin de l’Algérie française dans des conditions dramatiques.

Une date fondatrice d’un exode

Selon le mouvement, le 5 juillet 1962 a « sonné le glas » pour trois raisons majeures. Il évoque d’abord « le cadeau du gouvernement de l’époque de quinze départements français aux seuls tenants du FLN ». Ensuite, il rappelle le massacre à Oran d’un millier de victimes parmi les civils pieds-noirs, incluant tués, blessés et disparus. Enfin, l’organisation souligne que cette journée a été le prélude à « l’exode contraint de 1,5 million de personnes déplacées ».

Des massacres et une expulsion forcée

Le Comité exécutif de Peuple Pied-Noir, composé d’Eric Wagner, Jean-Paul Gavino, Christian Schembré et Pierre Courbis, analyse les événements qui ont conduit à ce départ massif.

« Au-delà de l’erreur stratégique majeure pour la France et l’Europe de n’avoir pas permis le maintien du Peuple Pied-Noir en Algérie, les massacres perpétrés contre les communautés européenne et juive, dont El Halia par le FLN en 1955, Bab-el-Oued par l’armée française en 1962, rue d’Isly par les militaires français en 1962, Oran par les groupes de l’ALN sans l’intervention des 18 000 soldats français présents sur place, ont provoqué leur expulsion forcée », précise le comité.

Un droit à la spoliation contesté

Cette situation d’expulsion aurait eu des conséquences juridiques directes pour la communauté pied-noire, l’empêchant de faire valoir ses droits.

« Cet état de fait, a empêché le Peuple Pied-Noir de revendiquer le droit de rester et de s’opposer à la spoliation de ses biens comme inscrits dans la convention internationale des Accords d’Evian », conclut le Comité exécutif.

Le mouvement Peuple Pied-Noir appelle ainsi, par ce communiqué, à une reconnaissance de la souffrance et des pertes subies par les Français d’Algérie lors de l’indépendance du pays.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).